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lundi 7 décembre 2015

DEVILLE/BAREGES : LA VÉRITÉ SUR LES CHIFFRES !


1/ En 2010, Brigitte Barèges, tête de liste régionale et Thierry Deville, chef de file départemental avaient réalisé en Tarn-et-Garonne le score de 25.23 % au premier tour, un score faible. Cette année, Brigitte Barèges (référente de Dominique Reynié) et Thierry Deville ont péniblement atteint les 20% (moyenne MP 20.90%). C'est le plus fort recul de la droite enregistrée en Midi-Pyrénées. 



2/ Le FN tient également en Tarn-et-Garonne son record régional : 35.65 % ! Le Tarn, second, culmine à 30.83 %. 



 Progression du FN en Midi-Pyrénées :




LANTERNE BLEUE DE MIDI-PYRÉNÉES 

Plus forte baisse de la droite + score le plus élevé du FN 
+ écart le plus grand entre droite et FN (15.61 %)

= TARN-ET-GARONNE





Bonus / A Montauban, ville de la tête de liste Deville, le tandem abandonne 4% . 




vendredi 4 décembre 2015

TARN-ET-GARONNE : DOMINIQUE REYNIE A FAIT L'IMPASSE


L'horizon s'obscurcit pour Dominique Reynié : le dernier sondage le crédite de 29% au second tour de l'élection régionale soit 3 points au dessous du score 2010, pourtant record de France de la défaite (68/32 Midi-Pyrénées). Si les prévisions des sondeurs se confirment, la droite verra diminuer le nombre de ses représentants à l'assemblée régionale et le Tarn-et-Garonne n'échappera bien sur pas à cette sanction : elle devra se contenter d'un seul élu.

Notre département est l'un des parents pauvres de la campagne de Dominique Reynié, qui reconnait d'ailleurs dans son interview à la Dépêche du Midi que le T&G ne faisait pas partie de ses priorités : 



Il a donc abandonné les affaires locales à sa référente Brigitte Barèges, présidente de la fédération Les Républicains, qui a sauté sur l'occasion pour éloigner du sommet de la liste la conseillère sortante Rabassa, très active, connue et estimée (voir son compte facebook) de beaucoup, de fait considérée comme une dangereuse rivale pour les échéances à venir. 

Mais officiellement, cette dernière a été écartée au motif qu'elle avait perdu la ville de Montech en 2014 (56/43). Certes mais qui d'autre en Tarn-et-Garonne avait comme adversaire direct (face-à-face) un député socialiste en exercice ? Et qui a été élu à droite hors M. Henryot à Moissac (quadrangulaire et victoire avec 42%°) ? Ne cherchez pas. D'autant que le palmarès récent de la présidente Brigitte Barèges est loin d'être reluisant :

Elle a perdu (comme tête de liste) les élections régionales en 2010, son siège à l'assemblée en 2012 puis fait élire un (autre) radical de gauche à la tête du conseil départemental. Aux municipales 2014, seule Moissac a basculé à droite. Ses comptes de campagne 2014 ont été définitivement invalidés par le Conseil d'Etat et elle se trouve aujourd'hui sous le coup d'une mise en examen pour "détournement de fonds publics"*. Le FN, fort de cette faiblesse de la droite, enregistre en Tarn-et-Garonne sur les cinq dernières années sa plus forte progression en Midi-Pyrénées. Vous parlez d'un bilan ! 

Où sont les vainqueurs, les gagnants, les têtes connues, les militants de la première heure supposés remplacer avantageusement la fidèle et populaire conseillère régionale Rabassa (voir notre article)? 

Aucun maire (unique dans la région !) dans cette équipe menée par un avocat et homme d'affaires montalbanais, issu de la pure tradition radical-socialiste, unanimement tenu pour un sympathique vibrion au teint toujours halé, capable de défendre ou de démolir le même projet selon les époques, les partis qu'il fréquente ou les leaders qu'il faut flatter. On comprend facilement le refus des maires de droite de participer à cette pantalonnade. 

Vous trouverez en seconde position, sauf son respect, une candidate sans mandat qui n'a pas réussi à passer la barre des 14 % dans le canton de Verdun, au nom des Républicains et de l'UDI. Vous trouverez à sa suite des employés de Mme Barèges à la mairie de Montauban ou des prétendants encartés dans l'urgence le jour des investitures...  



A Castelsarrasin, 13 500 habitants, la réunion de campagne des Républicains


Valérie Rabassa a quitté la campagne de Dominique Reynié en octobre puis envoyé sa démission à Nicolas Sarkozy en novembre. Elle vient d'appeler à voter Louis Aliot.

Brigitte Barèges et Thierry Deville, qui craignent une nouvelle fessée, ne décolèrent pas. Il n'y a pourtant aucune raison : comment une élue aussi peu influente (au point qu'on puisse s'en passer dans la liste de droite) pourrait-elle apporter des voix au FN ? Non ?

* présumée innocente



jeudi 3 décembre 2015

TURQUIE : L’ÉNORME MENSONGE DE DOMINIQUE REYNIE

Dans cette astucieuse vidéo publiée le 3 décembre 2015, M. Reynié, d'un calme confondant, se défend d'avoir milité (après 2004) pour l'intégration de la Turquie dans l'Europe. 





Une vidéo introduite par ce message sur sa page Facebook :




L'internet ayant une excellente mémoire, nous pouvons affirmer que rien n'est plus faux. Dans son blog Opinion Européenne ouvert en 2006 (sic), Dominique Reynié prend ouvertement et à plusieurs reprises position pour l'entrée de la Turquie. Quelques exemples :

En septembre 2008 :





En Juin 2008, il fait même de l'humour :




En 2007 :







En 2006 : "Ceux qui sont ,comme moi, favorables à l'adhésion de la Turquie"





lundi 30 novembre 2015

COMMENT M. DEVILLE JUSTIFIAIT LA PLUS GROSSE "RACLEE" DE FRANCE EN 2010



En 2010, le Tarn-et-Garonne était en première ligne puisque Brigitte Barèges menait la liste régionale de la droite et du centre en Midi-Pyrénées, avec pour résultat la plus grosse "raclée" de France (selon le mot fameux de Gérard Onesta, candidat écologiste). Thierry Deville pilotait la liste départementale, aux résultats à peine moins catastrophiques.

Dominique Reynié, l'homme du renouveau, a confié à ce duo lourdement perdant la responsabilité de constituer et conduire la liste 82 en 2015. Et quelque chose nous dit (sondages, air du temps, discussions de débits de boissons...) que M. Deville va devoir cette année encore nous resservir son catalogue d'excuses et d'alibis, inauguré en 2010.

Pour justifier la déroute, il fustigeait le haut niveau de l'abstention et... la Dépêche du Midi, qui avait selon lui honteusement favorisé les candidats de gauche Malvy et Pinel. En outre, les électeurs avaient sottement confondu les scrutins : "A une question régionale a été apportée une réponse nationale" se plaignait-il à l'époque. 





UN MÉDIOCRE CANDIDAT DE GAUCHE PEUT-IL FAIRE UN BON CANDIDAT DE DROITE ?

Selon M. Deville, les électeurs seraient donc une armée de zombies hypnotisés par la propagande de la Dépêche. Outre son caractère insultant, cette assertion (qui dédouane l’intéressé de toute responsabilité) est fausse et voici pourquoi : 

1- Quand il était de gauche et le chouchou du patron de la Dépêche du Midi, Deville n'a jamais pu attirer (sur son nom) plus de 15% des électeurs. Preuve définitive qu'un journal même "hégémonique" (c'est lui qui le dit) ne peut rien pour un candidat médiocre même radical de gauche...

2- Si la Dépêche du Midi avait vraiment le pouvoir d'aveugler les foules, M. Baylet serait aujourd'hui encore sénateur, président du Conseil départemental et ministre, voire pire...

L'ABSTENTION ?

3- L'abstention vaut pour tous les candidats. Il reste que, de ceux qui se sont rendus aux urnes, il n'a su convaincre que 32%. D'autre part, la région MP est de celles où l'abstention a été la plus faible du pays en 2010 (45% contre 48% de moyenne nationale). 

LA SANCTION NATIONALE ?

4- Quant à la politisation d'une élection de cette envergure, ce n'est une surprise que pour M. Deville. Evidemment, son profil de turbo-transfuge de gauche lui interdisant de faire étalage de chaudes convictions de droite (personne n'y croirait), il est contraint de ferrailler à la marge, en faisant abondamment mousser quelques dossiers "techniques"...

5- La faiblesse "droitière" du candidat Deville a conduit le département plus qu'aucun autre en Midi-Pyrénées à voter pour le FN, jusqu'à détenir le record régional de sa progression, comme le démontre impitoyablement les chiffres officiels.

Les élections de 2015 seront encore plus nationales que celles de 2010 et M. Deville ne sera pas plus à droite cette année. Automatiquement élu, même en cas de très lourde défaite (car tête de liste), il ne résistera sans doute pas au plaisir de charger subtilement le politologue Reynié, un "candidat vraiment trop atypique pour rassembler"* et n'oubliera bien sur ni l'abstention, ni la Dépêche. On parie ?

*politique-fiction bien sur

QUAND BRIGITTE BAREGES ENCOURAGEAIT LE VOTE FN !


La conseillère régionale du Tarn-et-Garonne Valérie Rabassa, récente démissionnaire des Républicains, appelle à voter Louis Aliot donc Front National aux élections régionales (interview France 3).  

Flash-back

En 2010, Valérie Rabassa, conseillère régionale sortante, désignée tête de liste par l'UMP, avait cédé (à la dernière minute) sa première place à T. Deville, dirigeant des Radicaux de gauche, à la demande de Brigitte Barèges. Une impressionnante défaite avait sanctionnée ce mariage de la carpe Barèges et du lapin Deville. 

Nous avons ressorti des archives une interview de Mme Barèges* publiée quelques jours avant ce scrutin 2010. On y trouve cette réponse sidérante : "Quant à ceux qui me reprocheront Thierry Deville, ils voteront FN. Tant pis !". Difficile d'être plus méprisant à l'égard des militants et électeurs de droite ! Et très révélateur de la véritable priorité de Mme Barèges : diviser à l'intérieur du parti pour mieux régner...

C'est finalement Valérie Rabassa, ex-fidèle parmi les fidèles, mécontente de la nouvelle investiture du radical Deville ("un repoussoir pour l'électorat de droite" dit-elle), qui s'est chargée de donner corps à l'étrange injonction de Mme Barèges : nul doute que le FN va atteindre cette année des sommets en Tarn-et-Garonne ! 


* Brigitte Barèges : référente 2015 de Dominique Reynié