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samedi 16 janvier 2016

MATHIEU ALBUGUES : LA "DROITE" 82 EN MARCHE (ARRIÈRE) !


Figurez-vous qu'un jeune cadre des Républicains 82, Mathieu Albugues (MA), présente sa candidature au poste de délégué du parti dans la deuxième circonscription de Tarn-et-Garonne. Une belle démonstration de courage car la zone est totalement sinistrée pour la droite classique. Son prédécesseur dans les fonctions lui abandonne en effet une contrée (pourtant rurale) devenue sous son mandat un fief inexpugnable du FN dans lequel Les Républicains font aujourd'hui figure de fantômes politiques. La circonscription détient même le record de la progression du FN en Midi-Pyrénées sur les 5 dernières années (+ 184%) ! A qui Les Républicains doivent-ils ce triste bilan ? Eh bien à un certain Albugues Mathieu !

D'après des sources internes, M. Albugues n'aurait jamais réuni, ne serait-ce qu'une seule fois en 5 longues années, son comité de circonscription. C'est dire l’intérêt qu'il porte au parti et à ses adhérents...

Conscient de l'indigence de son action militante, l'éternel jouvenceau passe sous silence qu'il est déjà et depuis longtemps LE délégué de circonscription de la 2 (voir ci-dessous sa profession de foi) : 




La cuistrerie étant ce qu'elle est, MA prétend dans ce communiqué faire des Républicains le premier parti de la circonscription alors que c'est justement à lui que les Républicains doivent leur décrépitude ! Son parti est définitivement hors-jeu dans le secteur : avec 11650 voix (aux régionales 2015) contre 21434 à la gauche et surtout 21990 au FN, Les Républicains et surtout MA (qui se voit déjà député -ndlr) peuvent d'ores et déjà faire le deuil des législatives 2017.

Par ailleurs, M. Albugues, qui n'a même pas le cran d'assumer sa propre "action" (sic) à la tête de l'UMP dans sa circonscription, a une désolante manie. Il cite le Général de Gaulle à tout propos, s'honorant ainsi à très peu de frais d'un certificat de droite décidée et courageuse.

Or, MA se contente de répéter ce que tout le monde dit à la télé et de penser ce que tout le monde pense à Paris. Dans cette publication facebook par exemple, M. Albugues nous parle du terrorisme. Lequel ? Eh bien le fanatisme religieux ! Lequel ? M. Albugues n'ose même pas l'écrire et, en guise d'acte de résistance, court acheter Charlie Hebdo, un journal gauchiste né de la haine que vouait ses fondateurs à... de Gaulle !





Copie d'écran - Facebook M. Albugues
Sur un autre cliché facebook, on le voit poser, un livre à la main, la barbe naissante, l'air pénétré. Tant qu'à se mettre en scène, et s'il voulait "montrer symboliquement" qu'il est de droite, il pourrait le faire en arborant les "Mémoires de Guerre" de son héros prétendu au lieu d'opter pour Marguerite Duras, égérie de la gauche caviar et du mitterrandisme, célèbre pour avoir proféré en 1985 les propos suivants : " Si vous continuez, vous allez vous retrouver devant les épouvantails Gaudin-Pasqua-Lecanuet, et seuls avec eux, et ce sera trop tard, vous ferez partie d'une société que nous ne voulons plus connaître, plus jamais, et de ce fait vous serez membres d'une société privée de nous : sans hommes intelligents, sans intellectuels, sans auteurs, sans poètes, sans romanciers, sans philosophes, sans juifs". Autrement dit, à droite il n'y a que des cons et des antisémites ! 


Inutile de chercher plus loin la source de l'effondrement de l'UMP dans cette moitié du département. Quand on veut vendre de la droite, il faut avoir quelques échantillons sur soi...

vendredi 11 décembre 2015

THIERRY DEVILLE : LA POLITIQUE N'EST PAS SON MÉTIER...


Les hommes politiques, y compris locaux, nous sont indéniablement supérieurs, n'en déplaise à ceux qui refusent aujourd'hui de se transporter jusqu'au bureau de vote. Dotés d'une capacité de travail quasi-surnaturelle, ils sont les maîtres incontestés du Temps (et de l'argent).

POLITICIEN AMATEUR

Prenez Thierry Deville : adjoint au maire de Montauban (57 000 habitants), premier vice-président de la communauté d'agglomération (Grand Montauban : 71 000 habitants), président de l'agence de développement économique du Tarn-et-Garonne (ADE 82) et conseiller régional Midi-Pyrénées, Thierry Deville se flatte pourtant de n'être pas un politicien professionnel. On ne sait si on doit s'en réjouir ou s'en attrister tant ces respectables mandats au service du citoyen suffiraient à occuper du matin au soir un homme ordinaire. Et même à le nourrir.

Passons rapidement sur l'activité politique proprement dite nécessaire à l'obtention de ces fonctions : campagnes électorales, meetings, inaugurations, serrages de mains, combats de tribune, interviews, réunions, comices, flatteries et farces et attrapes (voir notre vidéo ci-dessous)... 

DÉFENSEUR DE LA VEUVE...

Mais M. Deville n'est pas un homme politique comme les autres. Il travaille. C'est d'ailleurs sa fierté : avocat, il co-dirige un cabinet fort d'une cinquantaine de collaborateurs. Une noble activité que l'on imagine fort prenante. Remarquez, l'avantage de combiner la politique et la profession d'avocat, c'est qu'il est souvent inutile de chercher bien loin ses meilleurs clients. Il n’empêche, le compte n'y est pas : il reste encore des blancs sur le dodu planning de la tête de liste des Républicains 82 !

DEUX FOIS PLUS DE SOCIÉTÉS QUE BERNARD TAPIE !

Car Thierry Deville, qui décidément défie le burn out, rapporte en surplus quelques épais dossiers à la maison, après le bureau et le barreau. Normal, il est gérant (ou administrateur) de treize sociétés ! Pas moins ! On en reste assis d'admiration. Reléguer Bernard Tapie (un ex-ami du PRG et seulement six entreprises recensées) au rang d'épicier de quartier, ce n'est pas donné au premier venu ! Et tout ça en une journée comme la votre ou la mienne, et cela ne se passe pas à Manhattan mais à Montauban...

M. Deville cumule les... cumuls, si l'on ose dire. Finalement, on ne sait s'il travaille plus pour nous, modestes électeurs, que pour lui. On ne sait pas mieux déterminer si c'est son prestige d'homme d'affaires qui en fait un homme politique d'influence ou l'inverse. Mais c'est bien en expert qu'il attribue les subventions publiques

Que le lecteur ne s'inquiète toutefois pas pour sa santé, son bronzage permanent démontre qu'il sait aussi réserver, dans son agenda de galérien du bien commun (et privé), quelques généreuses plages horaires aux soins du corps. Qui lui en voudra ?

Au second tour, votez pour lui, il ne le regrettera pas.  





mercredi 9 décembre 2015

ARIEGE : PHILIPPE CALLEJA, ROBESPIERRE DES ESTIVES !


Une fois n'est pas coutume, faisons un petit détour par l'Ariège où l'indigence de la classe politique locale n'a rien à envier à celle du Tarn-et-Garonne. 

Voici un homme, Philippe Calléja, maire LR de Saverdun et colistier de Dominique Reynié, qui se fait l'ambassadeur de la grandeur de la France, rien moins, tout en mettant au supplice la langue française (voir son billet facebook) ! C'est déjà contradictoire. Mais, par surcroît, du haut de son écriture approximative, il menace les abstentionnistes du premier tour ! Votez ou taisez-vous à jamais ! Ne demandez rien ensuite ! Voter est un devoir

M. Calléja n'a pas réussi à attirer sur son nom plus de 15% des votants, un score de groupuscule. Et le premier responsable de cette faillite, ce n'est pas lui, pensez donc ! Ni même son parti des Bygmaloniens ! Non ! Le coupable,  c'est l'ennemi de la Patrie, le mauvais citoyen, le saboteur de la République : l'abstentionniste !




Qu'un candidat aussi peu politiquement représentatif s'autorise à insulter l'électeur au lieu de se couvrir la tête de cendres, voilà qui dépasse l'entendement. Et ce comportement d'irresponsable, au sens premier du mot, est justement l'un des facteurs majeurs de l'abstention : pourquoi voter, pourquoi élire des responsables éternellement irresponsables de leurs échecs ?

D'autre part, M. Calléja ignore les lois élémentaires de la logique. Un droit ne peut être un devoir. Et si voter est un droit, chacun est libre d'en user à sa guise, autrement dit de l'exercer ou non, sans que cela ne nuise à sa liberté d'expression ou pire, ne le transforme en sous-citoyen de fait comme le souhaite ardemment notre Robespierre des estives...

lundi 7 décembre 2015

DEVILLE/BAREGES : LA VÉRITÉ SUR LES CHIFFRES !


1/ En 2010, Brigitte Barèges, tête de liste régionale et Thierry Deville, chef de file départemental avaient réalisé en Tarn-et-Garonne le score de 25.23 % au premier tour, un score faible. Cette année, Brigitte Barèges (référente de Dominique Reynié) et Thierry Deville ont péniblement atteint les 20% (moyenne MP 20.90%). C'est le plus fort recul de la droite enregistrée en Midi-Pyrénées. 



2/ Le FN tient également en Tarn-et-Garonne son record régional : 35.65 % ! Le Tarn, second, culmine à 30.83 %. 



 Progression du FN en Midi-Pyrénées :




LANTERNE BLEUE DE MIDI-PYRÉNÉES 

Plus forte baisse de la droite + score le plus élevé du FN 
+ écart le plus grand entre droite et FN (15.61 %)

= TARN-ET-GARONNE





Bonus / A Montauban, ville de la tête de liste Deville, le tandem abandonne 4% . 




vendredi 4 décembre 2015

TARN-ET-GARONNE : DOMINIQUE REYNIE A FAIT L'IMPASSE


L'horizon s'obscurcit pour Dominique Reynié : le dernier sondage le crédite de 29% au second tour de l'élection régionale soit 3 points au dessous du score 2010, pourtant record de France de la défaite (68/32 Midi-Pyrénées). Si les prévisions des sondeurs se confirment, la droite verra diminuer le nombre de ses représentants à l'assemblée régionale et le Tarn-et-Garonne n'échappera bien sur pas à cette sanction : elle devra se contenter d'un seul élu.

Notre département est l'un des parents pauvres de la campagne de Dominique Reynié, qui reconnait d'ailleurs dans son interview à la Dépêche du Midi que le T&G ne faisait pas partie de ses priorités : 



Il a donc abandonné les affaires locales à sa référente Brigitte Barèges, présidente de la fédération Les Républicains, qui a sauté sur l'occasion pour éloigner du sommet de la liste la conseillère sortante Rabassa, très active, connue et estimée (voir son compte facebook) de beaucoup, de fait considérée comme une dangereuse rivale pour les échéances à venir. 

Mais officiellement, cette dernière a été écartée au motif qu'elle avait perdu la ville de Montech en 2014 (56/43). Certes mais qui d'autre en Tarn-et-Garonne avait comme adversaire direct (face-à-face) un député socialiste en exercice ? Et qui a été élu à droite hors M. Henryot à Moissac (quadrangulaire et victoire avec 42%°) ? Ne cherchez pas. D'autant que le palmarès récent de la présidente Brigitte Barèges est loin d'être reluisant :

Elle a perdu (comme tête de liste) les élections régionales en 2010, son siège à l'assemblée en 2012 puis fait élire un (autre) radical de gauche à la tête du conseil départemental. Aux municipales 2014, seule Moissac a basculé à droite. Ses comptes de campagne 2014 ont été définitivement invalidés par le Conseil d'Etat et elle se trouve aujourd'hui sous le coup d'une mise en examen pour "détournement de fonds publics"*. Le FN, fort de cette faiblesse de la droite, enregistre en Tarn-et-Garonne sur les cinq dernières années sa plus forte progression en Midi-Pyrénées. Vous parlez d'un bilan ! 

Où sont les vainqueurs, les gagnants, les têtes connues, les militants de la première heure supposés remplacer avantageusement la fidèle et populaire conseillère régionale Rabassa (voir notre article)? 

Aucun maire (unique dans la région !) dans cette équipe menée par un avocat et homme d'affaires montalbanais, issu de la pure tradition radical-socialiste, unanimement tenu pour un sympathique vibrion au teint toujours halé, capable de défendre ou de démolir le même projet selon les époques, les partis qu'il fréquente ou les leaders qu'il faut flatter. On comprend facilement le refus des maires de droite de participer à cette pantalonnade. 

Vous trouverez en seconde position, sauf son respect, une candidate sans mandat qui n'a pas réussi à passer la barre des 14 % dans le canton de Verdun, au nom des Républicains et de l'UDI. Vous trouverez à sa suite des employés de Mme Barèges à la mairie de Montauban ou des prétendants encartés dans l'urgence le jour des investitures...  



A Castelsarrasin, 13 500 habitants, la réunion de campagne des Républicains


Valérie Rabassa a quitté la campagne de Dominique Reynié en octobre puis envoyé sa démission à Nicolas Sarkozy en novembre. Elle vient d'appeler à voter Louis Aliot.

Brigitte Barèges et Thierry Deville, qui craignent une nouvelle fessée, ne décolèrent pas. Il n'y a pourtant aucune raison : comment une élue aussi peu influente (au point qu'on puisse s'en passer dans la liste de droite) pourrait-elle apporter des voix au FN ? Non ?

* présumée innocente