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mercredi 25 septembre 2019

LES CIBLES 2020 DU RASSEMBLEMENT NATIONAL EN TARN-ET-GARONNE

On pensera ce qu'on voudra de Romain Lopez, même le pire et ce serait mérité ; mais il faut lui reconnaître une paire de qualités : il est actif, tenace et habile. 

C'est ainsi que deux listes du RN sont déjà annoncées pour les prochaines municipales, dans la seule seconde circonscription : Moissac et Beaumont. Mais ce n'est pas tout. Une troisième serait (discrètement) en construction à Valence, unissant comme dans ses voisines des revenants de l'UMP et des militants RN. 

C'est à croire que l'annonce d'une probable candidature Baylet dans son fief historique de Valence a dopé les tenants de la droite, aimablement anesthésiée ces dernières années. A la manœuvre bien sur, qui vous savez...

Evidemment les équipages seront hétéroclites. Comme à Moissac où Mme Claudine Matala, ancienne de l'UMP, fera équipe avec Lopez, le VRP d'Alain Soral en Tarn-et-Garonne. Imaginez un instant que l'antisémite multi-condamné Soral vienne comme en 2017 soutenir publiquement (et depuis sa cellule*) son poulain et... sa colistière Claudine Matala, en pleine campagne, dans la ville de Justes : on en entendrait parler jusqu'à Jérusalem (comme ce fut le cas en 2017) !   





C'est sans doute l'effet du hasard mais ces listes du RN ne se revendiquent pas du Rassemblement national et s'affichent comme une débonnaire assemblée de copropriétaires, excédés par le bruit du voisinage et les poubelles répandues dans la cour de l'immeuble. Mais il suffit de lire les félicitations adressées à Lopez sur les réseaux pour savoir de quoi il retourne. Tout le Rassemblement National de Midi-Pyrénées est là, à célébrer cette "liste d'ouverture" comme un but du PSG !   



Nonobstant, Romain Lopez a annoncé hier à la presse l'entrée en piste de sa liste RN, rhabillée vite fait en mère peinarde et baptisée "Retrouvons Moissac". Si, malgré son CV épais comme le dossier des retraites, il parvient à attirer des colistiers de l'étoffe de Mme Matala, pourquoi ne finirait-il pas par séduire les électeurs de Beaumont, Moissac ou Valence...  


* Soral vient d'être condamné à 18 mois de prison ferme pour provocation à la haine raciale (diffusion d'un clip antisémite)

vendredi 13 septembre 2019

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES FANTÔMES RESSORTENT DU PLACARD

Avec Jacqueline Tonin, on n'est jamais déçu. La vice-sénatrice (suppléante de François Bonhomme), en s'alliant avec le Rassemblement national de Romain Lopez, vient -une nouvelle fois- de dynamiter tous les espoirs de la "droite" lomagnole aux municipales 2020. 

Proche de Brigitte Barèges et de Jean-Louis Dupont, plusieurs fois candidate sous les couleurs des Républicains, ancienne adjointe à l'agriculture de Beaumont, Jacqueline Tonin n'est pas une inconnue en Lomagne. En "signant" un pacte avec le RN82, elle a non seulement déjà perdu les élections mais elle fourre ses amis dont M. Bonhomme dans de sales draps. Il serait bien temps que les autorités départementales de droite "classique" mettent un peu d'ordre dans ce qui ressemble de plus en plus à un Vichy lomagnol. Non pas tant parce qu'il y aurait des responsables RN dans la liste de Mme Tonin (ce qui est déjà détonant compte tenu de son statut) mais bel et bien parce que les responsables RN sont eux-mêmes liés de manière avérée à la mouvance soralienne...      

Candidate aux municipales 2014, n°6 sur la liste d'Alain Bergamasco, elle s'était faite très discrète pendant la campagne. Quelques langues fourchues expliquaient cet inhabituel mutisme par un "coup de pouce" alors récent du maire PRG dans un dossier de permis de construire...  



Alex Marsaglia, délégué LR de Beaumont et ancien compère de Jacqueline Tonin, vient de sonner l'alarme anti-RN, dans son style si particulier : le lien ici. Ses supérieurs hiérarchiques feraient bien d'y prêter une oreille attentive, s'ils ne veulent ajouter la honte à la défaite...


dimanche 25 août 2019

2020, L’ANNÉE ASTRUC ? (1)


Les municipales approchent à grands pas. L'heure pour Politic Circus de remettre le couvert. Et de constater que Christian Astruc, président du Conseil départemental, pourrait conforter à cette occasion son statut (récent) de patron politique du Tarn-et-Garonne, et ancrer solidement son mouvement "Les Mobilisés" dans le décor local, au grand dam de Jean-Michel Baylet et Brigitte Barèges.



Les ambitions de ces deux-là seront fatalement modestes, très loin de la reconquista, et se "limiteront" à ne pas perdre leurs (derniers) fiefs respectifs. Montauban pour l'une, Montech et Beaumont pour l'autre. 

Tour rapide du propriétaire :   

Montauban

A Montauban, Brigitte Barèges devra vigoureusement s'employer pour se débarrasser du docteur Mardegan, soutenu par Christian Astruc, qui pourrait créer la surprise de l'année dans une empoignade où la gauche et le RN feront tapisserie. 

On se souviendra que Brigitte Barèges avait déployé en 2017 des kilotonnes d'énergie pour faire obstacle à l'élection de son ex-partenaire Pierre Mardegan à l'Assemblée nationale, favorisant ouvertement celle de la socialiste Valérie Rabault : "Entre deux candidats de gauche, j'ai voté Valérie Rabault " (CFM Radio - 22/06/2017). 

Les électeurs de droite auront été ravis d'apprendre à cette occasion qu'en 2015 et sur les chaudes recommandations de Brigitte Barèges, ils avaient voté, sous la bannière UMP/UDI, pour son équipier, un "candidat de gauche" ! On ne saurait mieux injurier l'intelligence de ses propres troupes. 




Montech

Valérie Rabassa (dernier parti fréquenté : RN) ne se représentera pas à Montech, ultime forteresse -d'importance- de la coalition socialo-radicale, laquelle partira en pôle position et défendra chèrement sa peau. En face, on ne compte pour l'heure qu'un candidat déclaré, l'ex-beaumontois Eric Lagrange, centre-droit, qui multiplierait rencontres et contacts. 




Seule certitude : à cette occasion, les Montéchois (mais aussi les Beaumontois) assisteront à un défilé de députées (radicale et socialiste) qui viendront chanter les louanges de la gestion municipale. Pour le reste, ça risque d'être très sportif, d'autant que se joue également la présidence de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne, l'une des plus puissantes du département. 




Moissac

Moissac verra Maryse Baulu, soutenue par la majorité départementale, postuler à la succession de Jean-Michel Henryot. En face, Romain Lopez, pilier régional de la Soralie flamboyante, tentera une nouvelle fois sa chance. Le lourd dossier attaché à sa cheville devrait toutefois l'empêcher de courir loin et longtemps dans la ville des Justes. On lit dans la Dépêche de ce jour (indiscrétions) que Daniel Calvi, ancien adjoint au développement économique, se "rapprocherait de Romain Lopez". Se rapprocher de Lopez, c'est se rapprocher des idées gluantes de Soral. Le ressentiment est mauvais conseiller... 





Beaumont-de-Lomagne

L'exubérant maire radical Deprince pourrait affronter une alliance de tenaces revanchards ex-LR et d'activistes locaux du RN. Une étrange coalition menée conjointement par Jacqueline Tonin (suppléante du sénateur Bonhomme) et Michel Wybierala, très proche du judéophobe Romain Lopez. Les mêmes recettes (en pire) que celles utilisées en 2014 par Alain Bergamasco et qui connaîtront, le cas échéant, le même sort funeste. 




La liste annoncée du dissident Christian Mailfert, ex-adjoint de Jean-Luc Deprince, maintiendrait le suspense, à condition de se présenter seule face au maire. Toute configuration à 3 listes contribuera à une nouvelle victoire de Deprince, sans doute plus étriquée qu'en 2014 mais victoire quand même. 


samedi 18 mai 2019

VALERIE RABAULT (PS) SOUTIENT L'HUMA MAIS LIT LE FIGARO

Valérie Rabault incarne, pour la gauche de la gauche, la figure du socialiste de théâtre, qui a choisi le camp moral pour assouvir ses ambitions politiques mais reste fidèle en dernier ressort à sa vraie famille, celle de la finance et du capital. 




En 2016, un article d'Alexandre Aziny, membre des Économistes Atterrés, publié par le site de Médiapart sous le titre éloquent "Les tartuffes socialistes" ne faisait pas dans la dentelle : "La banquière Valérie Rabault, déguisée en socialiste" y était comparée à Macron, tant pour sa carrière à BNP Paribas que pour ses revenus (490 621 € en 2011) ... Étrangement, cet article à la dynamite n'est plus disponible chez Médiapart mais on peut en trouver archive dans de nombreux sites dont celui de la Vie de la Brochure

Fin 2011, abandonnant ses lucratives activités londoniennes  pour s'adonner à la politique solidaire et sociale, elle n'oublie pas de créer, avec son inséparable amie Karine Berger, une société de "conseils pour les affaires", sorte d'airbag destiné à amortir une chute (éventuelle) aux législatives 2012. Mais Valérie Rabault a triomphé. 

Le journal l'Obs évoque cette société de conseils à deux reprises, en 2013 et 2014. Une catégorie d'entreprises qu'elle juge pourtant (comme économiste socialiste) avec la plus grande sévérité* : "Les cabinets de conseil vont tuer l'innovation", "Ils fournissent moyennant des rémunérations considérables des stratégies prêtes à l'emploi" ou encore "Les cabinets de conseil ne peuvent fournir, par définition, que des stratégies de follower (NDLR : suiveur)". Embrasser en privé une activité que l'on dénonce en public, un véritable tour de force éthique !

On retiendra aussi que, malgré des résultats économiques (et partant électoraux) pathétiques, les socialistes sont prêts, à titre privé, à mettre toutes leurs "compétences" au service du monde des "affaires"...  

Forte de ce parcours au service de la finance no border, Valérie Rabault ne fait évidemment pas l'unanimité de la gauche laborieuse. Et c'est sans doute pour contrebalancer cette image assez peu prolo-compatible qu'elle multiplie les marques de sympathie à l'endroit du parti des travailleurs, le PCF : elle n'a pas ménagé son soutien au journal l'Huma, en faillite, et pas plus à Thomas Portes, figure de proue du PC en Tarn-et-Garonne, dans une affaire de diffamation. Mais quand il s'agit d'exhiber quelques critiques (relativement) rassurantes, c'est bien le Figaro que brandit Mme Rabault :




Il est d'ailleurs prudent pour les communistes à l'âme sensible de se tenir éloignés des bouquins de Valérie Rabault. Dans la France contre-attaque, elle dénonce l'égalitarisme cubain si cher à Thomas Portes ("Le problème c'est qu'à Cuba, il existe un seul salaire pour tous, de l'ordre de 10 dollars par mois" page 126) et la déroute économique vénézuélienne ( "liée à des problèmes démocratiques" page 127). 

Aujourd'hui, la banquière Rabault s'oppose avec tapage à la "privatisation" du groupe Aéroports de Paris (ADP) par E. Macron. Nous écrivons privatisation avec des guillemets car ADP appartient déjà à des investisseurs privés à hauteur de presque 50 % (et les fameux bénéfices sont notamment réalisés dans la construction et la gestion d'aéroports étrangers). 

Or, en 2013, alors qu'elle était vice-présidente PS de la Commission des finances, la participation de l'Etat dans ADP a fondu de 60 à 50%. Oui, ce sont bien ses amis PS Hollande, Moscovici et Ayrault qui ont cédé au "privé" cette copieuse brassée de bijoux de famille, pour 738 millions d'€, rapprochant dangereusement le groupe des mâchoires de l'actionnariat turbo-capitaliste. Mais aucune comparaison possible car, comme le confirmait à l'époque M. Moscovici, amateur de farces et attrapes, "ce n'est pas le retour des privatisations mais une gestion fine du capital de l'Etat"... 

Résumons : pour Valérie Rabault, les privatisations sont des offrandes au grand capital sauf si elles sont initiées par les socialistes, pour le bien commun et... la gestion fine. Tout comme les sociétés de conseils "pour les affaires", qui sont nuisibles "par définition", tout l'inverse de celle de Mme Rabault. Et ne parlons pas de la "tyrannie des dividendes" et des "actionnaires rendus littéralement fous" par la cupidité, sommets de son prêche politique (p 164 et suivantes de la France contre-attaque) dont le manager market prospective & business risk Valérie Rabault, qui a passé presque une décennie dans cet enfer, semble s'être tirée parfaitement indemne... contrairement à son discours.





* Source citations Valérie Rabault : La France contre-attaque - Odile Jacob - 2013 - Karine Berger et Valérie Rabault
** Autre article décapant de l'économiste F. Lordon in Monde Diplomatique : La régulation bancaire au pistolet à bouchon

mercredi 17 avril 2019

LE RN82, CE TEMPLE DU SEXISME ET DE LA MISOGYNIE


Les deux "chefs" du RN82, Thierry Viallon et Romain Lopez, qui se targuent partout d'être le dernier rempart de la France éternelle, administrent aussi souvent que leur naturel l'exige la démonstration inverse. 

Ainsi de cette antique tradition, la galanterie, qui est mise à mal avec autant d'ardeur que possible au Rassemblement National de Tarn-et-Garonne. La gent féminine n'y est pas à la fête, y compris dans les propres rangs du RN82, si l'on en croit les témoignages d'anciennes militantes ou élues. Comme par exemple cette sombre histoire de toilettes (au siège montalbanais du RN) dont l'entretien incombait de facto et sans discussion à ces dames du Bureau politique ; ce qui aurait provoqué, lors de la venue d'un dignitaire frontiste à Montauban, un "incident" des plus regrettables, resté dans les annales du parti.

On se souviendra également du tweet de Romain Lopez, rival de Valérie Rabassa pour l'investiture frontiste aux législatives 2017 : "Le Front veut être représenté par cela ?". "Cela" pour Romain Lopez, est un synonyme pertinent du mot "femme"...




Plus tôt, Lopez avait publiquement qualifié son adversaire PRG Sylvia Pinel de "potiche du baron", lui promettant, grâce à des dons exceptionnels de divination (et surtout une cuistrerie sans faille), une cinglante défaite...



Aujourd'hui, c'est Thierry Viallon qui s'y colle, avec entrain et gourmandise, tentant piteusement de rivaliser avec le dialoguiste des Tontons flingueurs : "La Barèges[...], cette vieille politicarde roublarde[...]" qui "racole" les voix de droite... Et pourquoi pas "la tenancière" tant qu'il y était ? Les mots et les nuances ne font pourtant pas défaut à la langue française et n'imposent à personne de convoquer le plus vieux métier du monde dans une querelle politique ; mais force est de constater que Thierry Viallon, gardien auto-proclamé des traditions à la Française, n'est sur ce plan (comme sur tant d'autres) qu'un imposteur patenté. 




En représailles, Mme Barèges a promis la foudre du Tribunal si Thierry Viallon ne retirait pas ses propos "vulgaires" : 


Dressé sur ses ergots, Thierry Viallon n'en fera surement rien. D'autant qu'un bon petit procès pourrait, à quelques semaines des élections, donner un peu de substance politique à un RN82 qui ne se singularise (de loin en loin) que par de sordides histoires de Juifs, de handicapés et d'élu(e)s qui claquent bruyamment sa porte pour rejoindre Debout la France. Au grand dam des responsables régionaux RN, lesquels sont rouges de honte mais n'osent sévir, le torride duo étant placé sous la protection personnelle de la nièce de Marine Le Pen. 

Et rien d'étonnant donc à ce que les anciennes responsables du RN82, toutes passées chez Dupont-Aignant, fustigent (une fois de plus) les frasques du tandem infernal...