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vendredi 13 septembre 2019

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES FANTÔMES RESSORTENT DU PLACARD

Avec Jacqueline Tonin, on n'est jamais déçu. La vice-sénatrice (suppléante de François Bonhomme), en s'alliant avec le Rassemblement national de Romain Lopez, vient -une nouvelle fois- de dynamiter tous les espoirs de la "droite" lomagnole aux municipales 2020. 

Proche de Brigitte Barèges et de Jean-Louis Dupont, plusieurs fois candidate sous les couleurs des Républicains, ancienne adjointe à l'agriculture de Beaumont, Jacqueline Tonin n'est pas une inconnue en Lomagne. En "signant" un pacte avec le RN82, elle a non seulement déjà perdu les élections mais elle fourre ses amis dont M. Bonhomme dans de sales draps. Il serait bien temps que les autorités départementales de droite "classique" mettent un peu d'ordre dans ce qui ressemble de plus en plus à un Vichy lomagnol. Non pas tant parce qu'il y aurait des responsables RN dans la liste de Mme Tonin (ce qui est déjà détonant compte tenu de son statut) mais bel et bien parce que les responsables RN sont eux-mêmes liés de manière avérée à la mouvance soralienne...      

Candidate aux municipales 2014, n°6 sur la liste d'Alain Bergamasco, elle s'était faite très discrète pendant la campagne. Quelques langues fourchues expliquaient cet inhabituel mutisme par un "coup de pouce" alors récent du maire PRG dans un dossier de permis de construire...  



Alex Marsaglia, délégué LR de Beaumont et ancien compère de Jacqueline Tonin, vient de sonner l'alarme anti-RN, dans son style si particulier : le lien ici. Ses supérieurs hiérarchiques feraient bien d'y prêter une oreille attentive, s'ils ne veulent ajouter la honte à la défaite...


mardi 17 octobre 2017

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES RÉPUBLICAINS CHASSENT LA TAUPE

Le responsable LR du canton de Beaumont-de-Lomagne, Alex Marsaglia, ne se tient plus de joie : il aurait débusqué, dans l'auditoire montalbanais de Florence Portelli (LR), un "barbouze" du camp adverse (voir ici) ! 

Ménageant le suspense, Marsaglia ne livre pas l'identité de l'infiltré mais propose des "indices" (photographies de dos, analogies avec un personnage historique...) susceptibles de nous éclairer (ci-dessous)...




Bon.  

Au risque de doucher ses humeurs primesautières, rappelons qu'il n'est pas rare en politique qu'un opposant assiste à un meeting du parti adverse ou concurrent. C'est même une spécialité des dits Républicains de Beaumont, immortalisés dans les réunions politiques les plus diverses ou en présence de leaders locaux totalement étrangers (parait-il) à leur "sensibilité"...  




Qu'ensuite, nul n'est besoin de "démasquer" des espions dans des meetings, il suffit à M. Marsaglia de lever les yeux vers le sommet de la pyramide départementale des LR82 pour constater qu'il a pour chef et représentant officiel un ex-responsable du parti anciennement présidé par M. Baylet...



Qu'enfin, les propres membres de sa "coalition" locale, ont été recrutés en 2014 "à droite, à gauche et même aux extrêmes", se sont présentés aux municipales comme farouchement apolitiques et sont aujourd'hui regroupés sous la bannière de Mme Barèges, dont ils disaient, en cette lointaine époque, pis que pendre. On comprendra facilement qu'une cohérence politique de cette trempe soit récompensée par un nombre proportionnel de victoires électorales : zéro. 




Ceci étant dit, c'est avec la plus grande impatience (et un stock idoine de pop-corn) que nous attendons le dénouement de ce palpitant feuilleton !

mardi 30 mai 2017

SYLVIA PINEL ASSIGNE ROMAIN LOPEZ (FN82)

Romain Lopez, candidat judéophobe du FN dans la seconde circonscription de Tarn-et-Garonne, publie sa convocation devant le Tribunal de grande instance, à l'initiative de Sylvia Pinel. Nous ignorons pour l'heure les griefs de Mme Pinel. Le fameux tweet super-sexiste de Romain Lopez, qualifiant l'ex-ministre et vice-présidente du Conseil régional de "potiche du baron" est-il à l'origine de cette action en justice (voir notre article) ? 

Le plus drôle dans cette affaire, c'est la posture victimaire de Lopez : "Pinel et ses amis veulent nous faire taire". On se souvient que Romain Lopez avait mandaté M. Franck Buhler (voir notre article), responsable de la communication du FN82, pour "détruire" la page Politic Circus avec l'assistance "d'experts informatiques" et de fait, nous... faire taire ! 

D'autant que l'arroseur arrosé Lopez ne mentionne même pas le motif de son assignation. Décidément, le FN peut se féliciter de l'investiture de ce disciple de Dieudonné : Romain Lopez est de tous les bons coups ! 





mercredi 17 mai 2017

LE TARN-ET-GARONNE, UN POINT CHAUD DES LÉGISLATIVES 2017 ?

Le journal L'Obs classe la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne dans les 25 points chauds de l'hexagone.



Sur le papier, rien n'est plus vrai. La progression du FN depuis 2010 y est impressionnante tandis que la lente glissade des radicaux de gauche s'est confirmée d'élection en élection, parallèle à la paisible décadence des Républicains de Brigitte Barèges qui stagnent aujourd'hui à un niveau fort médiocre. 

Toutefois, le FN a beau se prévaloir du titre de premier parti du département, il ne dispose que d'une poignée de conseillers municipaux, disons 4 ou 5 dont deux élus régionaux ayant la double casquette. Ses scores impressionnants aux élections départementales 2015 n'ont débouché sur... rien.  Pas plus que les municipales 2014 d'ailleurs. 

Mathématiquement, le FN peut certes emporter cette circonscription. Comme Marine Le Pen pouvait emporter la présidence de la République. Comme Marion Le Pen devait être candidate aux législatives. Comme l'alliance avec Dupont-Aignan constituait un tournant historique...

En soutenant Sylvia Pinel, le président de la République Emmanuel Macron est venu changer la donne de manière sensible. Elle profitera à plein, en sus de sa réserve à gauche, de l'élan d'En Marche ! puis d'un report massif en forme de "front républicain" au deuxième tour.

En présentant un candidat "douteux" (voir la déclaration de DLF) tout droit sorti de la vieille cave à démons de Jean-Marie dans une circonscription prenable, le FN fait une fois de plus la preuve de son inadaptation non seulement à la demande mais aussi aux exigences morales des électeurs locaux. 

Par ailleurs, signe précurseur, le candidat Lopez a déjà connu pareil scénario aux départementales 2015, récoltant la plus grosse fessée FN du Tarn-et-Garonne face à Mathieu Albugues, son concurrent  LR aux... législatives 2017 : 68, 47% contre 31, 53 ! Cela ne vous rappelle rien ? 

Si surprise il y a, elle ne viendra donc pas du Front national de Thierry Viallon et Romain Lopez...

jeudi 11 mai 2017

Législatives 82 : Pierre Mardegan (UDI) et Sylvia Pinel (PRG) dans la team Macron !

Comme prédit de longue date par Politic Circus, Pierre Mardegan est officiellement investi par Emmanuel Macron, tandis que Sylvia Pinel est officiellement soutenue par le président de la République. Vous ne voyez pas la différence ? C'est parce qu'il n'y en a pas pardi !


samedi 25 mars 2017

PIERRE MARDEGAN DÉFIE BAREGES, BAYLET ET L'UDI


Après avoir soutenu Juppé et s'être vu refusé l'investiture de la droite et du centre (par Brigitte Barèges) dans la deuxième circonscription, le tenace docteur Mardegan vient d'annoncer sa candidature "indépendante" dans la première (contre Brigitte Barèges), une petite année seulement -et des broutilles- après avoir été élu (avec Brigitte Barèges). Ainsi va la politique : il faut, pour exister, tuer le père (en l’occurrence la grand-maire)

Mais le vice-président de l'UDI 82 (peut-être pas pour longtemps) espère à haute voix que la fée Macron se penchera sur son berceau législatif. Ce qui ne manquera pas, le cas échéant, de provoquer une magnifique empoignade, les élus départementaux et nationaux du PRG (dans leur énorme majorité) s'étant prononcés pour l'ex-ministre de Hollande. Si ce dernier est devenu, dans l'intervalle, le nouveau président de la République, la lutte pour le ticket gagnant pourrait même confiner à la bastonnade générale... 

Pierre Mardegan n'a toutefois pas attendu l'adoubement officiel de Macron pour se lancer à l'assaut de la citadelle tenue par Valérie Rabault. Il faut dire que les moyens de faire une campagne d'envergure sur fonds propres ne devraient pas lui faire défaut. Le docteur Mardegan déclarait en effet des revenus annuels à six chiffres comme médecin hospitalier en 2014.

Dans tous les cas, Brigitte Barèges, même épaulée par La Dépêche du Midi, son récent journal de chevet, se remettra mal de cette candidature centristo-socialisante, avec ou sans étiquette




samedi 18 mars 2017

Parrainages Tarn-et-Garonne : les chiffres




55 élus du Tarn-et-Garonne ont octroyé leur parrainage à l'un des candidats à la présidence. Ci-dessus la répartition. Dans un prochain article, nous fouillerons plus avant la question, notamment à propos des parrains d'Emmanuel Macron... Quelques joyeuses empoignades sont à prévoir...

vendredi 10 mars 2017

SYLVIA PINEL ET PIERRE MARDEGAN : GRANDES RETROUVAILLES CHEZ MACRON !


Pierre Mardegan, vice-président du Conseil départemental, et élu (UDI) en tandem avec Brigitte Barèges, a rendu public son parrainage présidentiel : Macron. De facto, il renonce à obtenir une investiture de la droite et du centre. Et déplace son centre de gravité vers la gauche.

Source : Conseil Constitutionnel

Mais justement à gauche et en Tarn-et-Garonne, il y a déjà foule chez Macron où, comme nous l'avons vu hier, le PRG, alléché par les petits fours, se rapproche efficacement du buffet électoral. 

Pierre Mardegan, proche du président Christian Astruc, n'a pas fait mystère de ses ambitions législatives. N'ayant pu ébranler l'influence de BB au sein des Républicains, on le retrouve optant pour le même favori que son autre pire ennemi, Jean-Michel Baylet, qu'il a contribué à téléporter dans les oubliettes de l'Histoire politique locale.

Macron pourrait donc, en investissant le docteur Mardegan sur la première circonscription, faire de lui un allié de la gauche républicaine et radicale...


Copie d'écran


jeudi 9 mars 2017

LE PRG SOUTIENT... MACRON !


Le maire de Beaumont-de-Lomagne, lieutenant de Sylvia Pinel après avoir été celui de Jean-Michel Baylet, a octroyé son parrainage à... Emmanuel Macron. Un ralliement qui fait la quasi-unanimité parmi les grands élus du PRG (93% pour l'heure, voir liste plus bas) . 

Exit le PS dont l'avenir est dans le rétroviseur, le PRG joue la carte du jeune premier un brin exalté. Rien d'étonnant tant Macron est idéologiquement proche des Radicaux de gauche. 




Inutile d'être grand devin pour prédire qu'en Tarn-et-Garonne, la présidente radicale Sylvia Pinel partira à la conquête de son propre fauteuil à l'Assemblée sous la bannière (ou la protection) d'En Marche et, que, sauf accident, elle profitera à plein de l'engouement suscité par la nouvelle idole socialo-capitaliste. Une véritable aubaine pour le Parti des radicaux de gauche, antique formation rincée jusqu'au trognon mais qui pourrait ainsi ravaler sa façade à peu de frais. A minima, échapper au pire. Jean-Luc Deprince jouerait, c'est ce qui se murmure dans les bistrots du coin, le rôle de suppléant de son amie Sylvia.

Ce n'est donc pas dans nos contrées que Macron fera émerger de nouvelles têtes, comme il l'a scandé avec force dans ses galas meetings. On le comprendra : bénéficier de la puissance de feu de La Dépêche du Midi et de l'appui d'une "force" politique certes déclinante mais qui compte plusieurs ministres au gouvernement, ce sont deux bonnes raisons de ne surtout rien changer... 

Les représentants officiels du mouvement de Macron dans notre département, des "novices en politique" selon La Dépêche de ce journe devraient pas tarder à "s'aguerrir", à leur corps défendant...

Parrainages des élus PRG (au 7 mars 2017)
(Source : Conseil Constitutionnel)


mercredi 8 février 2017

LES EMPLOIS "POLITIQUES" EN TARN-ET-GARONNE


L'affaire Fillon est l'occasion de jeter un petit coup d"oeil sur les emplois familiaux, amicaux ou "stratégiques" qui peuvent découler de l'exercice électoral ou politique. La plupart sont tout à fait légaux, d'autres tombent sous le coup de la loi et, nous allons le voir, notre département n'est pas en reste dans la discipline. 

Commençons en fanfare : "Beaucoup d'enfants d'élus travaillent au Conseil départemental". C'est le maire PRG de Beaumont-de-Lomagne, Jean-Luc Deprince, qui le dit (décembre 2016), en réponse aux déclarations assassines du président du Conseil départemental Christian Astruc au journal l'Obs ! Dont acte. 

La politique, vocation ou profession ?

Force est de constater que certains emplois rémunérés sur deniers publics sont des antichambres électorales. Au moins deux des candidats aux législatives de Tarn-et-Garonne, Mathieu Albugues (LR) et Romain Lopez (FN), ont bénéficié (ou bénéficient) de la rampe de lancement que constitue la fonction de collaborateur parlementaire :


  • Mathieu Albugues, chouchouté par Brigitte Barèges, a occupé diverses fonctions telles qu'assistant parlementaire, collaborateur du groupe UMP/Centre au Conseil régional ou encore chargé de communication à la mairie de Montauban avant son élection au Conseil départemental.


  • Son adversaire direct (battu à plates coutures) aux départementales 2015, le FN Romain Lopez, est l'un des trois assistants parlementaires de Marion Maréchal-Le Pen. Se proclamant antisystème, le jeune "espoir" du FN82 vit en réalité du...système honni.


  • Son aîné Patrice Charles, conseiller municipal FN de Moissac, a longtemps été assistant parlementaire. Aujourd'hui avocat, il plaide notamment pour le...FN. 



Parlement et conjoint 


Dans un autre registre, nous constatons qu' Yvon Collin, sénateur de gauche (RDSE) du Tarn-et-Garonne, emploie sa conjointe comme collaboratrice (voir sa déclaration officielle au Sénat). 

Députées de gauche...

Pour être complet, signalons que Sylvia Pinel, députée et ancienne ministre PRG, a débuté sa carrière politique comme chef du cabinet de Jean-Michel Baylet au Conseil général 82. Quant à la discrète socialiste Rabault, qui voulait mettre (avec François Hollande) la haute finance au pas, elle a passé plusieurs années dans une grande banque, salaires annuels à six chiffres ...

Emploi et tribunal

Enfin, deux figures importantes de la politique départementale, Brigitte Barèges, maire LR de Montauban et le susnommé Yvon Collin (divers gauche) ont affaire à la justice pour des motifs relatifs à... des emplois. Rappelons qu'ils sont présumés innocents. 



  • Le Parisien : Le sénateur Collin inquiété par la justice pour avoir "engagé le neveu d'une connaissance moyennant contrepartie". Son avocat n'est autre que Thierry Deville, adjoint de Brigitte Barèges à Montauban.


La politique, un monde tout petit et très bien verrouillé...

vendredi 16 décembre 2016

LE SEUL A POUVOIR BATTRE BRIGITTE BAREGES AUX LEGISLATIVES


DEVILLE LE CHAT NOIR DE BRIGITTE BAREGES ?

Il est toujours amusant (et évidemment pathétique) de relire à quelques années de distance les déclarations de nos politiciens les plus fameux. Prenez Thierry Deville. En 2008, l'avocat  PRG claironnait : "Je suis le seul à pouvoir battre Brigitte Barèges en 2012". Deux ans plus tard, on le retrouvait élu UMP au Conseil régional, sur... la liste de Brigitte Barèges. 

Mais d'un certain point de vue, Deville avait raison. 
  • En 2010, il participait à la lourde défaite de la liste Brigitte Barèges aux régionales mais il était élu.
  • En 2012, il constatait la défaite de Brigitte Barèges aux législatives
  • En 2015, il prenait part active à la très lourde défaite de Reynié et de sa référente Brigitte Barèges aux régionales tout en conservant le dernier siège de droite en Tarn-et-Garonne.
  • En 2016, il assistait à la déroute politique de Brigitte Barèges au Conseil départemental, mise en ultra-minorité par ses amis de la veille, Astruc et Mardegan. 
  • En 2017, en cas d’empêchement de Brigitte Barèges, il pourrait représenter les Républicains aux législatives. Et qui sait ? 


samedi 3 décembre 2016

LÉGISLATIVES 2017 TARN-ET-GARONNE : REVUE DES EFFECTIFS ET GRANDES TENDANCES

 Deuxième circonscription :

Pierre Mardegan- UDI (à gauche)
Mathieu Albugues (LR)
  • Le premier vice-président du CD Mardegan (UDI) nourrissait quelques espoirs et ambitions qui se sont effondrés avec la lourde défaite de son favori Alain Juppé. Les Républicains ne reviendront pas sur l'investiture de Mathieu Albugues, lequel s'est déclaré il y a déjà quelques semaines et il est peu probable que le discret et réfléchi Mardegan vienne jouer les rebelles centristes, au risque, comme en 2012, de priver Les Républicains de second tour. Bien sur, l'UDI s'insurgera théâtralement (comme à chaque élection) de l'hégémonie autoritaire de Brigitte Barèges. Avant de baisser pavillon et de s’accommoder de quelques médailles en chocolat. 
  • Le rôle de trouble-fête pourrait incomber à Jean-Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin. Il se murmure de plus en plus fort qu'il pourrait tenter sa chance sous la bannière d'Emmanuel Macron. Sa candidature, si elle se concrétise, favoriserait le FN (au premier tour) en piochant tant dans le réservoir de voix du PRG que dans celui de la frange centriste des LR.
  • Sylvia Pinel, députée sortante, défendra son siège. Les socialistes, via Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale, réclament le ticket pour la deuxième circo mais c'est de pure forme. Comme à son habitude, la conseillère régionale PS s'effacera avec déférence devant Jean-Michel Baylet.
  • De la résistance du PRG (en chute libre mais qui disposait d'une grosse réserve), de l'élection présidentielle mais surtout du choix définitif du candidat FN (en très forte progression dans la circonscription) dépendra le résultat de l'élection. Le célèbre inconnu Lopez, assistant de Marion Le Pen mais auteur (malgré ce parrainage) des pires résultats FN aux élections locales, de surcroît flashé par le radar médiatique pour ses propos douteux (sur la Shoah, la famille Klarsfeld, le "révisionnisme israélien" ou les Juifs en général) plombera les espoirs du FN dit "new look" (que l'on nous garantissait 100 % lavé de ses vieilles obsessions) et enverra à l'Assemblée nationale son adversaire, Pinel ou Albugues, sur un score de type Front républicain millésime 2002. L'autre possibilité du FN, l'inoxydable Valérie Rabassa, la candidate de Louis Aliot (et ex-élue régionale de l'UMP), peut faire jouer ses réseaux pour ratisser large et inquiéter les candidats du "Système" (comme on dit au FN), qui ne se priveront pas, le cas échéant, de stigmatiser son passage supersonique de l'UMP au Front il y a un an.

Copie d'écran - Les étranges tweets "républicains" et "laïques" de Romain Lopez

Conclusion : si le "sulfureux" (comme le qualifie déjà La Dépêche) Romain Lopez représente le FN, l'affaire se jouera entre le PRG et les LR, avec un avantage à Mathieu Albugues. Si Valérie Rabassa est retenue, une triangulaire peut déboucher sur un résultat serré...


Première circonscription :  


Valérie Rabault, députée PS
de la première circonscription
Nous aurons un duel Barèges-Rabault. Le FN n'est pas assez puissant dans cette circonscription "urbaine" pour troubler efficacement le jeu entre les forces "traditionnelles". L'élection de François Fillon à la présidence de la République pourrait réinstaller Brigitte Barèges sur les bancs de l'Assemblée. Mais rien n'est fait : le maire de Montauban, malgré la discrétion de la presse régionale, n'en a pas fini avec ses ennuis judiciaires et Valérie Rabault a su se tenir à distance des frasques de François Hollande tout en cultivant sa popularité locale.
  • Une nouveauté : en 2017, Brigitte Barèges n'aura rien à redouter de la Dépêche du Midi. Son patron a été mis en minorité au Conseil départemental par son ex-ami Astruc, allié à Mardegan, ex-équipier de Brigitte Barèges (dont le groupe LR ne compte plus que 3 élus sur trente). Et M. Baylet a promis l'enfer aux socialistes qu'il tient pour responsables de la perte de son siège au Sénat.   
  • Thierry Deville, passé du PRG à l'UMP en 2010, pourrait suppléer Brigitte Barèges dans tous les sens du terme : en cas de "coup dur", il pourrait devenir le candidat officiel des LR82 à la députation, ce qui ravirait sans doute ses adversaires au vu de ses très médiocres résultats aux Régionales. Se pose également le problème du cumul des mandats : en cas d'élection à l'Assemblée en 2017, BB devrait abandonner ses fonctions de maire et de vice-présidente du CD. Ou envoyer son acolyte siéger au Palais Bourbon. Faites vos jeux ! 


Archives - Elections régionales 2015

Dans un prochain billet, nous ferons l'inventaire des candidats plus "modestes" dont certains pourraient jouer un rôle important, notamment à l'extrême-gauche.

dimanche 11 septembre 2016

A BEAUMONT-DE-LOMAGNE, LES RÉPUBLICAINS (LR) BOMBARDENT DEPRINCE !


Nulle trêve estivale en Lomagne où le maire de Beaumont Jean-Luc Deprince et l'association de la "Vie des Beaumontois" se sont livrés tout ce mois d’août une guérilla médiatique de haute intensité. En témoignent les communiqués et contre-communiqués au vitriol échangés dans les pages du Petit Journal 82. Au centre des débats, les projets jugés pharaoniques de l'élu PRG et de ses amis. Mais en toile de fond, l'hostilité brutale, systématique et souvent anti-personnelle de l'association, un angle d'attaque qui a pris corps pendant la campagne municipale de 2014.

"La Vie des Beaumontois" (VDB), c'est la représentation diplomatique de Brigitte Barèges en Lomagne. Parmi ses dirigeants, Jacqueline Tonin, remplaçante -suppléante- de François Bonhomme aux élections sénatoriales et Alex Marsaglia, membre du Comité de circonscription des Républicains 82. Le groupe fonctionne sous la houlette (discrète) d'Alain Bergamasco, chef de l'opposition municipale à Jean-Luc Deprince (PRG). A noter également que certains membres ne font pas mystère d'un penchant pour le FN...


Capture écran blog La Vie des Beaumontois
Alain Bergamasco et son bras droit Marsaglia

L'association se présente volontiers comme un organe de défense des Beaumontois et de leurs intérêts, structure apolitique voire anti-politique. Pourtant, le masque est tombé à trois reprises lors d'élections récentes où l'association a successivement soutenu les anciennes gloires du rugby local, Bergamasco (UMP-municipales 2014) et Jean-Louis Dupont (UMP-départementales 2015), tous deux défaits par le maire de Beaumont ; la "VDB" a également assuré la campagne locale de Dominique Reynié, candidat de la droite et du centre aux régionales 2016, invalidé pour avoir usé d'une adresse de complaisance. Si vous voulez gagner des élections, évitez d'être sympathique à la "VDB".

Le bras armé de l'association, c'est son blog. Lequel, de l'avis commun, "pique les yeux", tant par sa présentation (ex : cliquez ici) -ne s'encombrant jamais des règles de lisibilité ou d'orthographe- que par l'acidité et la perfidie des offensives qui y sont menées. Bien entendu, comme il sied aux braves, le droit de réponse est interdit aux personnes prises à partie, l'administrateur du blog n'autorisant pas les commentaires. Militer pour une large démocratie locale et "empêcher" ses adversaires politiques de s'exprimer en retour, voilà qui en dit long sur les réelles motivations des responsables de la "VDB". 

A plusieurs reprises, l'association s'est distinguée par ses sorties particulièrement déplacées. Faisant fi du deuil national décrété à la suite des attentats du 13 novembre 2015 et des consignes de Dominique Reynié, l'association continuait son pilonnage du premier magistrat de Beaumont, provoquant l'indignation des Lomagnols de toutes tendances. Mais le maire n'est pas la seule tête de turc du blog. Lors de la campagne des départementales 2015, il avait fallu l'intervention de la force publique pour que la "VDB" retire de ses colonnes une photographie (utilisée sans autorisation) de candidats concurrents dont les visages avaient été fiévreusement "maculés" par ordinateur, un cliché assorti de légendes dégradantes. 

Peaufinant son oeuvre délétère, l'association publie régulièrement des photos (prises "discrètement") de voitures particulières supposées mal garées, une sordide pratique qui inquiète à bon droit le citoyen-électeur ... 


Capture écran blog La Vie des Beaumontois

Les piètres résultats des candidats-membres ou sympathisants de la "VDB" démontrent que les Beaumontois n'ont aucune forme d'affinité avec ses méthodes et aucune confiance en ses "arguments".  Mais il faut bien se rendre à l'évidence : à la "Vie des Beaumontois", on ne changera pas une stratégie qui perd...