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mardi 19 février 2019

F. BONHOMME (LR) POURRAIT CÉDER SA PLACE AU SÉNAT A UNE SYMPATHISANTE FRONTISTE...

Dans un billet de novembre 2016 déjà, nous évoquions un rapprochement ouaté entre la droite de Beaumont-de-Lomagne, acquise à Brigitte Barèges, et le Rassemblement National du judéophobe Romain Lopez (RN82). 

Le secrétaire général de l'association La Vie des Beaumontois
en grande discussion avec Romain Lopez à Beaumont en 2016

L'affaire a pris ce dimanche un tour plus délicat. Si le discret sénateur François Bonhomme, membre de la fameuse "commission Benalla", n'est pas réputé pour ses sorties médiatiques, il est aujourd'hui rattrapé par de singulières amitiés...

En effet, sa suppléante au Sénat, Jacqueline Tonin, proche de la maire de Montauban et candidate à de nombreuses élections sous le drapeau UMP, également élue à la Chambre d'agriculture, s'est acoquinée avec le Rassemblement National (voir Dépêche du Midi du jour, rubrique Indiscrétions). Un Rubicon franchi publiquement en cosignant avec le RN82 une diatribe contre le maire PRG de Beaumont, Jean-Luc Deprince. 


Dépêche du Midi - Dimanche 17 février 2018

A l'origine de ce rapprochement LR/RN, une association locale présidée par Alex Marsaglia (cadre LR82), "La Vie des Beaumontois". Son ex-trésorière, Jacqueline Tonin donc, et son actuel secrétaire ne faisaient plus guère mystère de leur attirance pour le parti de Marine Le Pen, comme en témoigne une photo de 2016 (voir plus haut).  

Réunion publique de soutien à Jean-Louis Dupont (départementales 2015)
en présence de Thierry Deville (hors champ), Alex Marsaglia et Jacqueline Tonin

Bien sur, la revancharde Jacqueline Tonin, ancienne adjointe UMP de la ville, et son allié frontiste Michel Wybierala (membre du bureau départemental RN), visent, sous la houlette de "l'antisioniste" Romain Lopez, la mairie de Beaumont en 2020. 

Les Beaumontois se souviendront à cette occasion que le précédent opposant à Jean-Luc Deprince, Alain Bergamasco, se targuait déjà (sur son blog de campagne 2014) d'avoir réuni sur sa liste apolitique " des extrêmes issues des deux bords" ! Et Jacqueline Tonin était déjà de la partie...





RN82 : Romain Lopez (à droite) et Michel Wybierala (au centre) à Beaumont-de-Lomagne

Pour l'heure tous les regards sont tournés vers François Bonhomme. Comme le suggère notre titre (avec facétie), s'il venait à être "empêché", le sénateur du groupe Les Républicains serait alors -très sérieusement- remplacé au Palais du Luxembourg par... une sympathisante du Rassemblement National ! 

Une forme inédite d'union des droites ? En tout cas, nous scruterons avec intérêt la réaction du sénateur Bonhomme qui devra, s'il veut éviter les quolibets (ou pire), remettre son ticket électoral à l'endroit ! 




François Bonhomme et Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin

samedi 19 janvier 2019

GILETS JAUNES : LE TARN-ET-GARONNE POLITIQUE EN ÉBULLITION


PCF82 : NO PASARAN MAIS UN PEU QUAND MÊME


Le 17 novembre 2018, Catherine Philippe, cheftaine des communistes du Tarn-et-Garonne confiait à la Dépêche du Midi"Leur colère est légitime, compréhensible. Pour autant, le mouvement est récupéré par l'extrême droite. Moi, je ne n'ai pas vocation de me retrouver aux côtés de l'extrême droite sur des revendications". 

3 semaines plus tard (tweet ci-dessous), la "vocation" de Catherine Philippe s'était prodigieusement assouplie :





ROMAIN LOPEZ (RN82) : GILET OU TORCHON ?


L'ex-employé de Marion Le Pen, salarié de son parti et professionnel de la politique, n'a pas laissé passer l'occasion de se faire photographier avec des gens du peuple aux mains calleuses, lesquels manifestent, entre autres, contre les abus et privilèges des politiciens : une jolie performance donc... 




Mais comme souvent avec Romain Lopez, les choses ont pris en suivant un tour tragi-comique. Espérant tirer un avantage substantiel de sa nouvelle condition de travailleur en colère, Lopez s'est laissé filmer par le Caméra club de Moissac comme membre ordinaire, représentatif du mouvement des Gilets Jaunes locaux ; une vidéo-témoignage que le Club a diffusé, notamment via You Tube.

La Dépêche du Midi s'est empressée de faire remarquer au Caméra club que "ce" gilet jaune n'était autre que le sulfureux candidat RN à la députation de la deuxième circonscription, par ailleurs responsable de la com' du RN82. Quelques heures plus tard, la vidéo était "supprimée". 

Un affront insupportable pour Lopez, qui promet à La Dépêche un sort peu enviable... en cas de victoire aux élections ! Ce qui autorise un certain optimisme au "torchon" en question... 




EN MARCHE 82 : GILETS GONFLABLES 


Stéphanie Arakélian-Galan, référente d'En Marche 82 et idolâtre du Président, n'a pas de mots assez durs à l'encontre des Gilets Jaunes, qu'elle a toutefois entrepris d'évangéliser à l'aide d'infographies scintillantes, style BD pour bambins. Imaginez que les GJ, ces ingrats frappés de dissonance économique, véhiculent la légende médiévale qu'ils seraient saignés par les taxes et impôts, alors que tout le monde sait que c'est un mécène, Monsieur Etat, qui paye les factures ! Halte à l'obscurantisme jaune !





Dans un élan quasi-mystique, elle prédit même le Déluge si les GJ continuent à turbiner au pétrole. Les inondations en seraient un irréfutable signe avant-coureur :



"Les événements de l'Aude" semblaient plutôt être le "quotidien" des Français au début des années 50, comme le montrent ces deux clichés (1953 et 1955), extraits de gazettes défraîchies...







BRIGITTE BAREGES (LR) : GILETS ? J'Y VAIS ! 


Mutique sur le sujet le 17 novembre (elle arbitrait un débat pain au chocolat/chocolatine), Brigitte Barèges s'est débrouillée pour faire savoir (en une seule photo) non seulement qu'elle soutenait les GJ "modérés" mais que ces derniers le lui rendaient bien. Un chef d'oeuvre du genre, quoiqu'un brin décalé, qui nous montre les masses laborieuses et l'élite locale fraterniser sous les lustres à pampilles de la République de Montauban : 





VALERIE RABAULT (PS82) : GILET DE SAUVETAGE ?


La députée de Tarn-et-Garonne tente de faire oublier que, dans une vie précédente, elle fut très proche collègue de Macron au sein de la majorité socialiste qui gouvernait le pays. Aussi a-t-elle fait des débuts très discrets au pays des Jaunes... 

Le 17 novembre, rien sur son compte twitter, prudence oblige. Plus tard, elle condamne les violences, ce qui lui vaut les foudres de son (ex) ami Gérard Filoche :



Enfin elle se lance dans l'action, dans l'action à la Rabault s'entend. Fin novembre, elle est aux côtés de François Hollande, l'ancien patron de Macron, à la rencontre des GJ de Tarn-et-Garonne. 




Puis VR remet le couvert fin décembre avec une délégation de GJ, sans François Hollande mais avec une liste longue comme le bras (une spécialité maison) de mesures absolument urgentes... tellement urgentes répliquent nombre de commentateurs que le gouvernement socialiste 2012/2017 n'a pas cru bon de les mettre en oeuvre...

Il s'avère que nombre de citoyens n'ont pas oublié qu'elle occupait une fonction de premier plan lors de la mandature précédente. Et ils sont sans pitié. Petit florilège : 














mardi 17 octobre 2017

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES RÉPUBLICAINS CHASSENT LA TAUPE

Le responsable LR du canton de Beaumont-de-Lomagne, Alex Marsaglia, ne se tient plus de joie : il aurait débusqué, dans l'auditoire montalbanais de Florence Portelli (LR), un "barbouze" du camp adverse (voir ici) ! 

Ménageant le suspense, Marsaglia ne livre pas l'identité de l'infiltré mais propose des "indices" (photographies de dos, analogies avec un personnage historique...) susceptibles de nous éclairer (ci-dessous)...




Bon.  

Au risque de doucher ses humeurs primesautières, rappelons qu'il n'est pas rare en politique qu'un opposant assiste à un meeting du parti adverse ou concurrent. C'est même une spécialité des dits Républicains de Beaumont, immortalisés dans les réunions politiques les plus diverses ou en présence de leaders locaux totalement étrangers (parait-il) à leur "sensibilité"...  




Qu'ensuite, nul n'est besoin de "démasquer" des espions dans des meetings, il suffit à M. Marsaglia de lever les yeux vers le sommet de la pyramide départementale des LR82 pour constater qu'il a pour chef et représentant officiel un ex-responsable du parti anciennement présidé par M. Baylet...



Qu'enfin, les propres membres de sa "coalition" locale, ont été recrutés en 2014 "à droite, à gauche et même aux extrêmes", se sont présentés aux municipales comme farouchement apolitiques et sont aujourd'hui regroupés sous la bannière de Mme Barèges, dont ils disaient, en cette lointaine époque, pis que pendre. On comprendra facilement qu'une cohérence politique de cette trempe soit récompensée par un nombre proportionnel de victoires électorales : zéro. 




Ceci étant dit, c'est avec la plus grande impatience (et un stock idoine de pop-corn) que nous attendons le dénouement de ce palpitant feuilleton !

lundi 1 mai 2017

DEVILLE/MARDEGAN : LA GUERRE DES BOUTONS (DE MANCHETTE)


Dans un petit article des "indiscrétions" de la Dépêche du Midi du 31 avril 2017 (voir plus bas), on peut lire que l'entourage de Brigitte Barèges s'en prend à Pierre Mardegan au motif que ce dernier se présente dans la première circonscription alors que tous ses soutiens politiques et même ses projets se trouvent dans la seconde. Une manière de souligner qu'il n'est pas vraiment du coin et que sa candidature relève plus de l'ambition effrénée que de la défense des citoyens et intérêts locaux...

Une manière également de faire oublier que Thierry Deville, élu de Montauban et candidat à la députation dans la "1" a lancé sa campagne au beau milieu de la ... "2", dans le très people Bistrot Constant* de Montech, reflet de la personnalité éternellement branchée de l’idole des couguars montalbanaises. 




* Un établissement d'excellente qualité que nous recommandons à nos lecteurs


vendredi 14 avril 2017

POLITICIENS 82 : AMBIANCES !



People : Pierre Mardegan joue contre front avec Amanda Lear Brigitte Macron

LR : Thierry Deville et Brigitte Barèges fous d'enthousiasme pour François Fillon !
(une fois n'est pas costume)

PS82 : une euphorie quasi-indécente lors du repas républicain de Lafrançaise
(salle des... Fêtes)

dimanche 9 avril 2017

LEGISLATIVES 2017 : TOUS EN PISTE POUR LES CIRCUS AWARDS !

Politic Circus aura fort à faire pendant la campagne législative, le Tarn-et-Garonne étant cette année particulièrement doté en "clients" à fort potentiel !

Trois nominés se partagent nos faveurs : 

  • THIERRY DEVILLE (LR) - Circo 1

Brigitte Barèges ayant renoncé à se présenter aux législatives (par amour pour sa ville de Montauban dit-elle), elle a fait don au Tarn-et-Garonne de son adjoint le plus... hâlé, dont le talent oratoire (tant vanté par Madame le Maire) confine souvent au comique troupier : son "moustique sur les testicules" est resté dans les annales (voir vidéo ci-dessous), tout comme l'extrême élasticité de ses convictions, dont il réserve vraisemblablement la rigueur à sa garde-robe. 








  • ROMAIN LOPEZ (FN) - Circo 2


Le FN n'est pas en reste. Le porte-drapeau de Marion Le Pen, Romain Lopez officie dans le style un tantinet hautain de celui qui travaille à Paris et brigue des suffrages ruraux. Il a décidé de transformer le Tarn-et-Garonne en laboratoire du vote religieux en faisant d'énormes appels du pied à la communauté musulmane (voir article précédent). Dans la vidéo ci-dessous, vous constaterez aussi qu'il n'est pas insensible au charme discret d'Alain Soral (maître à penser de Dieudonné) et de... Mussolini. Un sacré compétiteur donc, notre favori pour le titre !






  • PIERRE MARDEGAN ( SANS -100?- ÉTIQUETTE) - Circo 1

Enfin, le docteur Mardegan qui se présente "sans étiquette" alors qu'il les a portées presque toutes en moins de deux ans de carrière politique : membre actuel de l'UDI, il a été élu sur le ticket Barèges, a soutenu Juppé et tente aujourd'hui d'attirer l'attention de la locomotive socialo-capitaliste Macron. Mais il est sur ce plan en rude concurrence avec le patron de La Dépêche, qui chasse avec du plus gros calibre ! A suivre !




Voilà donc le tiercé Politic Circus, dans le désordre. Nous nous pencherons bien évidemment sur les déclarations et CV de leurs meilleurs challengers, capables d'inquiéter nos trois champions à tout moment ! 

samedi 3 décembre 2016

LÉGISLATIVES 2017 TARN-ET-GARONNE : REVUE DES EFFECTIFS ET GRANDES TENDANCES

 Deuxième circonscription :

Pierre Mardegan- UDI (à gauche)
Mathieu Albugues (LR)
  • Le premier vice-président du CD Mardegan (UDI) nourrissait quelques espoirs et ambitions qui se sont effondrés avec la lourde défaite de son favori Alain Juppé. Les Républicains ne reviendront pas sur l'investiture de Mathieu Albugues, lequel s'est déclaré il y a déjà quelques semaines et il est peu probable que le discret et réfléchi Mardegan vienne jouer les rebelles centristes, au risque, comme en 2012, de priver Les Républicains de second tour. Bien sur, l'UDI s'insurgera théâtralement (comme à chaque élection) de l'hégémonie autoritaire de Brigitte Barèges. Avant de baisser pavillon et de s’accommoder de quelques médailles en chocolat. 
  • Le rôle de trouble-fête pourrait incomber à Jean-Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin. Il se murmure de plus en plus fort qu'il pourrait tenter sa chance sous la bannière d'Emmanuel Macron. Sa candidature, si elle se concrétise, favoriserait le FN (au premier tour) en piochant tant dans le réservoir de voix du PRG que dans celui de la frange centriste des LR.
  • Sylvia Pinel, députée sortante, défendra son siège. Les socialistes, via Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale, réclament le ticket pour la deuxième circo mais c'est de pure forme. Comme à son habitude, la conseillère régionale PS s'effacera avec déférence devant Jean-Michel Baylet.
  • De la résistance du PRG (en chute libre mais qui disposait d'une grosse réserve), de l'élection présidentielle mais surtout du choix définitif du candidat FN (en très forte progression dans la circonscription) dépendra le résultat de l'élection. Le célèbre inconnu Lopez, assistant de Marion Le Pen mais auteur (malgré ce parrainage) des pires résultats FN aux élections locales, de surcroît flashé par le radar médiatique pour ses propos douteux (sur la Shoah, la famille Klarsfeld, le "révisionnisme israélien" ou les Juifs en général) plombera les espoirs du FN dit "new look" (que l'on nous garantissait 100 % lavé de ses vieilles obsessions) et enverra à l'Assemblée nationale son adversaire, Pinel ou Albugues, sur un score de type Front républicain millésime 2002. L'autre possibilité du FN, l'inoxydable Valérie Rabassa, la candidate de Louis Aliot (et ex-élue régionale de l'UMP), peut faire jouer ses réseaux pour ratisser large et inquiéter les candidats du "Système" (comme on dit au FN), qui ne se priveront pas, le cas échéant, de stigmatiser son passage supersonique de l'UMP au Front il y a un an.

Copie d'écran - Les étranges tweets "républicains" et "laïques" de Romain Lopez

Conclusion : si le "sulfureux" (comme le qualifie déjà La Dépêche) Romain Lopez représente le FN, l'affaire se jouera entre le PRG et les LR, avec un avantage à Mathieu Albugues. Si Valérie Rabassa est retenue, une triangulaire peut déboucher sur un résultat serré...


Première circonscription :  


Valérie Rabault, députée PS
de la première circonscription
Nous aurons un duel Barèges-Rabault. Le FN n'est pas assez puissant dans cette circonscription "urbaine" pour troubler efficacement le jeu entre les forces "traditionnelles". L'élection de François Fillon à la présidence de la République pourrait réinstaller Brigitte Barèges sur les bancs de l'Assemblée. Mais rien n'est fait : le maire de Montauban, malgré la discrétion de la presse régionale, n'en a pas fini avec ses ennuis judiciaires et Valérie Rabault a su se tenir à distance des frasques de François Hollande tout en cultivant sa popularité locale.
  • Une nouveauté : en 2017, Brigitte Barèges n'aura rien à redouter de la Dépêche du Midi. Son patron a été mis en minorité au Conseil départemental par son ex-ami Astruc, allié à Mardegan, ex-équipier de Brigitte Barèges (dont le groupe LR ne compte plus que 3 élus sur trente). Et M. Baylet a promis l'enfer aux socialistes qu'il tient pour responsables de la perte de son siège au Sénat.   
  • Thierry Deville, passé du PRG à l'UMP en 2010, pourrait suppléer Brigitte Barèges dans tous les sens du terme : en cas de "coup dur", il pourrait devenir le candidat officiel des LR82 à la députation, ce qui ravirait sans doute ses adversaires au vu de ses très médiocres résultats aux Régionales. Se pose également le problème du cumul des mandats : en cas d'élection à l'Assemblée en 2017, BB devrait abandonner ses fonctions de maire et de vice-présidente du CD. Ou envoyer son acolyte siéger au Palais Bourbon. Faites vos jeux ! 


Archives - Elections régionales 2015

Dans un prochain billet, nous ferons l'inventaire des candidats plus "modestes" dont certains pourraient jouer un rôle important, notamment à l'extrême-gauche.

dimanche 13 novembre 2016

Romain Lopez (FN82) recrute-t-il chez les Républicains de Beaumont-de-Lomagne ?



M. Navech le 12 novembre 2016 avec Romain Lopez  (FN82) à Beaumont-de-Lomagne
Capture écran page facebook Romain Lopez 

Cette photo a été prise (par un membre du FN) hier, samedi 12 novembre, au marché de Beaumont-de-Lomagne où Romain Lopez et Alain Leveque (FN82) vantaient les mérites de leur parti, tracts en main. Jusque là, rien de bien original, présidentielles et législatives se profilant à l'horizon.

Mais pour les amateurs de politique locale, la présence de ce cliché sur la page facebook de Romain Lopez a de quoi surprendre. En effet, l'homme qui s'entretient avec les deux responsables FN est bien connu de nos compatriotes pour être l'un des trois principaux dirigeants de l'association "La Vie des Beaumontois", M. A. Navech. 

La "Vie des Beaumontois" est, comme son nom ne l'indique pas, l'organe internet des Républicains en Lomagne. La structure est présidée par Alex Marsaglia, membre du comité départemental de LR82 et délégué de canton de ce parti. Lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Montauban (octobre 2016), il figurait sur l'estrade des officiels, derrière l'ancien président (voir photo). Sa trésorière n'est autre que la suppléante du sénateur François Bonhomme. M. Navech, quant à lui, assure le secrétariat général. 

Les publications du blog sont sans aucune ambiguïté : communiqués officiels des Républicains, réunions et meetings du parti, soutien actif des candidats LR, animation des campagnes électorales, etc. Autrement dit, il s'agit de l'antenne officielle de Brigitte Barèges en terre lomagnole.

Que M. Navech discute politique avec des frontistes, voilà qui en soi ne mérite ni un billet, ni même une brève de deux lignes. Mais en politique justement, le hasard n'existe pas. La véritable question est donc la suivante : pourquoi Romain Lopez, parisien d'adoption, amateur de formules "troublantes" sur les Juifs et potentiel candidat aux législatives, se sent-il obligé de publier sur les réseaux sociaux cette photographie, en compagnie d'un pilier local de la droite "classique" ?

Nous nous permettrons d'émettre trois hypothèses :


  • Soit Romain Lopez ignore à qui il s'adresse (ne riez pas tout de suite). Dans ce cas, il faut en conclure qu'il fait tirer des photos à l'insu de ses interlocuteurs puis les publie sans leur autorisation dans un objectif de promotion électorale. Lorsqu'on connait les positions "sulfureuses" (comme l'écrit la Dépêche du Midi) défendues par Lopez, on peut à bon droit s’inquiéter de faire le tour de la "toile" à ses côtés ...   

  • Ou bien il le sait et il publie volontairement les clichés pour provoquer Brigitte Barèges, Mathieu Albugues et Alex Marsaglia, sans, bien sur, en informer son "interlocuteur" qui se mue illico en dindon de la farce...

  • Soit encore que M. Navech est réellement un sympathisant du FN et ne voit aucun inconvénient à servir de vecteur électoral à Romain Lopez, ce qui ne manquera pas de provoquer quelques remous au sein de l'organisation dont il est l'un des dirigeants (et peut-être même en plus haut lieu)... 



Mais il ne s'agit que d'hypothèses bien sur... Les intéressés peuvent, s'ils le souhaitent, s'exprimer en toute liberté dans nos colonnes. 

M. Navech en soutien de Jean-Louis Dupont (Les Républicains) - Photo Petit Journal 82

M. Marsaglia, VIP au meeting de Nicolas Sarkozy (en bas à droite de l'image) - Capture écran blog de la Vie des Beaumontois
Capture d'écran blog de la Vie des Beaumontois