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lundi 16 décembre 2019

GUERRE FRATRICIDE A MONTECH : LES SOCIALISTES S’ÉTRILLENT SUR FOND DE "FAILLITE" DE LA VILLE !

L'équipe sortante PS de Jacques Moignard n'avait pas besoin de ça. Embourbée dans sa gestion affligeante (dette délirante, impôts locaux records, charges de personnel incontrôlables) et écharpée par un rapport au TNT de la Chambre Régionale des Comptes, elle doit subir le retour tonitruant de l'ancien maire socialiste Jean Augé, qui vient fustiger l'administration de son "poulain" (un "état de faillite") et proposer ses services aux Montéchois...  

Oui, Jean Augé monte une liste contre Jacques Moignard, comme le prouve ce prospectus jaune (dont la couleur ne doit rien au hasard) que les Montéchois ont trouvé hier sur le pare-brise de leur véhicule. 

Comme souvent en politique, les déconfitures finales sont précédées de ces soubresauts où chacun tente de tirer à lui les derniers lambeaux de la couverture. Puis tout le monde finit mort de froid...    




dimanche 11 février 2018

PS82 : UNE NEUTRALITÉ CITOYENNE A GÉOMÉTRIE TRES VARIABLE


Le PS82 ne pense rien du projet éolien. C'est ce qu'il faut retenir des propos récents de Mme Sardeing-Rodriguez (réseaux sociaux), conseillère départementale du canton de Montech et présidente du groupe PS au Conseil départemental. 

Comme si un chantier aussi énorme que celui prévu par le groupe Valorem (co-dirigé par un élu PS, hasard ou coïncidence ?), qui va bouleverser les paysages, la nature et la vie des habitants, n'appelait pas une position tranchée. 

En réalité, le PS82 pense le plus grand bien de la zone éolienne mais ne veut assumer ni ses convictions ni surtout ses actes en faveur du projet de Valorem. A l'instar de Jacques Moignard, son égérie Mme Sardeing-Rodriguez est y favorable mais ne souhaite pas que les citoyens le sachent. Car les citoyens sont aussi des électeurs et les élections approchent. Si les choses tournaient vinaigre, il ne faudrait pas que la responsabilité en retombe sur les (rares) figures socialistes locales...

Pour cette raison, le PS82 qui appelle en toutes occasions à la concertation avec la population et à la démocratie directe, agit exactement à l'inverse à Montech : pas un mot. Le black-out. L'omerta. Ce silence vaut aveu et se trouve d'ailleurs confirmé par un fait récent : au lieu d'organiser un débat public et citoyen, Jacques Moignard convoque en douce les élus municipaux pour un huis-clos aux chandelles avec la société Valorem. 

Mme la Conseillère Sardeing-Rodriguez, quant à elle, se cache derrière la neutralité citoyenne, un nébuleux concept peu compatible avec l'ampleur du projet et ses conséquences. Remplacez "neutralité citoyenne" par lâcheté et vous approcherez la vérité. 

Si le PS82 était contre, il l'aurait fait savoir. Si le PS82 s'interrogeait, il aurait tenu à consulter les parties prenantes, y compris les opposants. 

Et comme le démontre cette lettre de soutien signée de Mme Sardeing-Rodriguez (voir ci-dessous) à une association se dressant contre un projet tendant à dénaturer les paysages, le patrimoine naturel et la vie des riverains (sic), le PS82 sait parfaitement condamner l'irrespect "des règles élémentaires de transparence, de démocratie et de consultation des citoyens" ou encore proclamer : " Nous ne soutenons pas la dilapidation du patrimoine naturel commun à des fins économiques [...]". Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui l'organisent...




dimanche 26 novembre 2017

ÉOLIENNES GÉANTES DE MONTECH : LE SOCIALO-CAPITALISME A L'OEUVRE

Nous l'avons vu récemment, l'implantation d'éoliennes est un sujet si politiquement sensible que les maires des communes concernées, anticipant les légitimes récriminations de leurs administrés, n'ont de cesse de pousser sur le devant de la scène les cadres des sociétés de construction et d'exploitation des dites éoliennes. Comme si ces entreprises vendaient des chaussures ou des jouets et n'avaient nul besoin de l'autorisation des élus locaux pour installer sur des terres dont ils sont les représentants et garants légaux des zones industrielles clôturées de plusieurs hectares (bucoliquement rebaptisées parcs éoliens), d'y couler des milliers de m3 de béton et de suspendre des "nacelles' de 90 tonnes à 140 mètres de hauteur ! 



Ainsi de la municipalité socialiste de Montech, dirigée par l'ex-député Jacques Moignard qui, ce sont les documents de la société Valorem qui le révèlent, discute du projet avec les dirigeants de l'entreprise depuis des années. 

Jacques Moignard, maire de Montech et D. Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS

C'est donc tout naturellement, avant même que d'étudier le cas des éoliennes elles-mêmes, que nous nous sommes intéressés à l'acteur industriel présenté par les élus municipaux de Montech comme incontournable dans le domaine des énergies renouvelables : Valorem, 40 millions € de chiffre d'affaires, 180 salariés, dont le siège est à Bégles (33)

Et quelle ne fut pas notre surprise de constater que son PDG, administrateur de 85 sociétés (sic), était un militant actif d'Europe Ecologie Les Verts et que son bras droit (dirigeant de 90 sociétés -resic) assurait en tant que conseiller municipal du maire socialiste de Mérignac (33) les fonctions de délégué au plan climat et à l'environnement ! Un mélange des genres pour le moins détonant. C'est donc à des camarades de parti revendiqués que M. Moignard et ses élus PS ont décidé de s'adresser pour édifier les futures éoliennes de Montech. C'est bien connu, quand on aime on ne compte pas.

Pierre Girard, pull rouge, conseiller municipal délégué de la mairie PS de Mérignac (33)

Toutefois, et vous avez le voir, certains comptent à votre place. Et pas des moindres. Les revues boursières et financières publient la liste des principaux actionnaires de la vertueuse société Valorem. Aux côtés des classiques filiales régionales du Crédit Agricole, on trouve diverses agences de la BPI, Banque Publique d'Investissement, abondée par les espèces sonnantes du contribuable français. Mais, et c'est le clou du spectacle, une part prépondérante de Valorem (30%) est détenue par... un fonds d'investissement anglo-saxon basé à... Jersey (source). Pour les profanes en matière de finance internationale ennemie (comme le disait François Hollande), Jersey, une île britannique, est considérée comme l'une des plateformes offshore les plus "performantes" du monde, célèbre en France pour avoir abrité une partie du magot dissimulé (au fisc) du ministre (socialiste) Cahuzac. 

Le patron de Valorem en campagne législatives (2017)

Ainsi donc, les patrons humanistes des énergies renouvelables de gauche seraient friands du combustible capitaliste défiscalisé de droite ? Encore un mythe qui prend du plomb dans la pale ! Mais il faut bien s'y résoudre : par l'entremise de Valorem, pilotée par des gens de gauche, adoubée par le socialiste Moignard, un fonds d'investissement à l'anglaise installé dans un paradis fiscal, va prendre pied à Montech. Écoutons le représentant français de ce fonds parler de son investissement : "Grâce à son équipe de direction et à ses capacités de développement, nous pensons que Valorem est idéalement placée pour profiter de la transition énergétique en France" (source).  Notez dans cette phrase l'usage écolo-bio du verbe profiter...

C'est avec la plus grande impatience que nous attendons les justifications (que nous imaginons laborieuses) de M. Moignard et de Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS, lesquels nous expliqueront comment leur inoxydable morale socialiste s'est accommodée de ce capitalisme à l'américaine qu'ils dénoncent à tour de bras et à longueur d'année...