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mardi 16 avril 2019

SCOOP : LE PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT, CHRISTIAN ASTRUC, SOUTIENT LES OPPOSANTS AUX ÉOLIENNES !


La manifestation contre l'implantation d'éoliennes à Cordes-Tolosannes (82), forte de plus de 200 participants, a eu l'immense vertu de faire sortir du bois quelques responsables politiques, étrangement silencieux depuis que les opérateurs éoliens se sont mis en tête de coloniser les terres de Tarn-et-Garonne, avec la complicité active ou passive de certains édiles. 



Ce coming out ne doit rien au hasard. Depuis que la Fédération départementale de chasse s'est prononcée publiquement et très fermement contre les éoliennes en Tarn-et-Garonne, les élus de tous les bords et de tous les rangs transpirent à grosses gouttes. Car se mettre à dos, dans un département rural, cette organisation de 7000 membres, gardienne d'une tradition ancestrale, c'est enfoncer soi-même les clous de son cercueil politique... 

Et c'est ainsi que les opposants aux éoliennes ont eu l'insigne honneur d'obtenir, en direct, le jour même de leur première manifestation, le soutien du président du Conseil départemental, Christian Astruc, représenté sur place par sa vice-présidente Véronique Riols...

Thierry Cabanes patron des Chasseurs 82

C'est le président de la Fédération de Chasse 82, Thierry Cabanes, qui l'a annoncé au public : "Je viens d'avoir le président du Conseil départemental au téléphone, grâce à Véronique Riols, vice-présidente. Je lui ai dit que j'étais ici. Il nous fait part de son soutien. C'est important que le Département ait pris position". 

Une première victoire pour les organisateurs, l'association Vents à Contre Courant, et une très mauvaise nouvelle pour les promoteurs éoliens, dont tout indique y compris dans les grands médias (plusieurs reportages ou émissions édifiants), qu'ils ont du souci à se faire. Rappelons ici que plusieurs assemblées départementales (dont la Charente-Maritime) sont sur le point de voter un moratoire à la construction d'éoliennes. 

Le patron des chasseurs, au caractère aussi trempé qu'un Beretta superposé, n'a pas tiré à blanc sur les élus locaux initiateurs de ces ineptes projets éoliens : "Les élections municipales arrivent, rappelez-vous ce qu'ils vous ont fait ! " a-t-il lancé à l'assistance, non sans avoir pourfendu la lâcheté des mêmes, qui ont "courageusement" attendu "la fin de leur mandat" pour lancer ces sinistres implantations... Et de porter l'estocade : "Il y a des intérêts qui me paraissent un peu bizarres, parce que les parcelles où sont implantées ces éoliennes ont un lien direct avec les élus, souvent avec le maire : c'est un peu compliqué à défendre"... (voir à ce sujet l'affaire des élus de Finhan). 

Le préfet lui-même n'a pas échappé à la vindicte de Thierry Cabanes : "Le seul souvenir que vous laisserez en Tarn-et-Garonne de votre passage, ce sont les 5 ou 6 éoliennes que vous aurez signées". Il a vertement reproché au représentant de l'Etat, qui tranche en dernier ressort, de s'être trompé de priorité :  "Dans 10 ans, le département ne manquera pas d'électricité mais d'eau !".

Le délégué de la LPO - A droite les responsables de l'association VACC

Pour conclure, on notera que, dans cette manifestation toute pacifique et organisée de main de maître sous les fenêtres de l'Abbaye de Belleperche, les chasseurs venus en nombre côtoyaient les militants écologistes de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), dont le délégué s'est longuement exprimé, ainsi que les représentants de TNE (160 associations). Quelques élus du coin étaient présents, parmi lesquels, outre Véronique Riols, la conseillère régionale DLF Marie-Dominique Bagur ainsi que des conseillers municipaux de Beaumont-de-Lomagne. 

Curieusement, la presse tant locale que régionale, présente en force, a omis de relayer la vraie nouvelle du jour, soit le soutien du patron du département aux opposants, une position pourtant susceptible de changer la donne dans nos campagnes. Vers un moratoire ? 

Photo AH - 13 avril 2019 - Abbaye de Belleperche


Revue de presse : 

Article La Dépêche du Midi 

Reportage France 3 Occitanie (avec vidéo)

Petit Journal 82 : 


mardi 30 janvier 2018

ÉCOLOS ET SOCIALISTES : LE FRIC D'ABORD !

Nous suivons avec attention l'évolution du projet éolien tarn-et-garonnais car, à l'instar de nombreuses tentatives d'implantation de machines à vent en France, on y retrouve ce cocktail de gros sous publics se muant en gros sous privés, d'élus locaux aux mains pleines de confiture, d'intimidations politiques, d'études bidonnées, de délibérations pipées, de sociétés à tiroirs, de silences calibrés... 

Il est particulièrement savoureux d'observer des écologistes prêts à envoyer des dizaines d'espèces protégées au hachoir éolien et à s’asseoir confortablement sur le principe de précaution ; d'entendre des socialistes plaider avec émotion pour les paradis fiscaux anglo-saxons et l'argent du pétrole (devenu soudainement inodore). Oubliée aussi l'affreuse empreinte-carbone des milliers de rotations de camions nécessaires au transport de dizaines de milliers de m3 de béton ! Et très loin le circuit-court ou le patriotisme économique car rien de rien dans les éoliennes Valorem n'est produit en France.




Citons, parmi ces bienheureux soutiens de la finance internationale freetax et partisans du massacre d'oisillons et de bébés chauves-souris, l'association mal nommée "Les Colibris de Montech" dont la profession de foi promet : "Si comme nous, vous souhaitez améliorer votre façon de vivre ensemble ou de consommer différemment, vous voulez une société plus équitable; fabriquer vos produits ménagers ou cosmétiques, manger sain et local, redécouvrir votre environnement naturel proche, remettre le développement durable au centre des préoccupations de notre communauté, privilégier la solidarité à la compétition, partager vos compétences". 

Eh bien, cette association de bienfaiteurs de la nature, des oiseaux et de l'Homme (sans doute sincères mais quelque peu naïfs...) a lancé une pétition, non pas contre mais en faveur du projet Valorem qui va bétonner un hectare de terres agricoles, en bordure du Canal de Garonne et de la forêt de Montech. 


Victimes de l'industrie éolienne...


Oui mais, Mesdames, Messieurs, il y a les dotations aux collectivités ! Comme si la santé, le bien-être ou le patrimoine des gens pouvaient être échangés, à leur insu, contre quelques miettes abandonnées par l'avide Valorem au budget des communes ! D'autant que cet argent provient de la poche de tous, après avoir été collecté par EDF, sous forme d'une contribution à l'éolien ! En quelque sorte, les victimes sont contraintes d'enrichir leur bourreau, avec la bénédiction des représentants du canton...

Il y a quelque chose de choquant à voir les élus d'une commune telle que Montech, endettée à des hauteurs intersidérales**, faire la danse du ventre à des chairmen de fonds d'investissement so british, pour récupérer trois francs six sous... qui ont été dépensés, braves gens, il y a trois ans ou plus. Montech est donc à vendre ? 

Nous vous invitons à lire le rapport du collectif anti-éoliennes 82. Tous les ingrédients cités plus haut y tiennent bonne place, mais avec des noms et des faits. Il y est question de plans erronés (pour un permis de construire des engins de 200 m de haut!), d'avis favorable jamais acté, de conseillers municipaux qui vont toucher des loyers (10 000€ annuels selon nos infos), de périmètres de sécurité non respectés (rentabilité oblige), de perspectives truquées !  

Les conseils municipaux de Finhan, Montbartier et Montech ont ou vont voter une dernière fois, à l'instar de la Communauté de communes présidée par Mme Nègre. La première fois, tous avaient accordé leur confiance au promoteur Valorem. Qu'en sera t-il aujourd'hui, car nul n'ignore plus les turpitudes du dossier. A suivre et comment !

*Le promoteur Valorem a demandé l'autorisation spéciale de "tuer par collision" plus de 70 espèces protégées. En effet, la surface couverte totale par les 6 abattoirs à oiseaux est de... 80 828 m² ! Et elles tournent ! 

** Presque 13 millions d"€

mercredi 17 janvier 2018

DOMINIQUE SARDEING-RODRIGUEZ ET LA GUERRE DES EOLIENNES

La guerre des éoliennes fait rage à Montech, ce n'est plus un secret pour qui lit la presse départementale. Après les virulentes sorties médiatiques de Valérie Rabassa (ex-maire de Montech) et Eric Lagrange (PLD), la création d'un collectif opposé à l'implantation des hélices géantes, le maire de la commune voisine Monbéqui vient de se prononcer contre le projet et précise : "j'interdirai dans le cadre de mes pouvoirs de police tous passages d'engins de chantier sur des voies communales longeant des habitations" ! 

Une montée en puissance du camp anti. Il faut dire que depuis que le Collectif a signalé la présence d'élus parmi les heureux bénéficiaires d'un contrat de bail de la société éolienne Valorem, un lourd silence est de mise chez les partisans du projet. 

Qui en face pour défendre le projet d'implantation voté majoritairement par les élus de Montech, Montbartier et Finhan ? Eh bien, comme souvent dans ce périmètre, c'est Mme Sardeing-Rodriguez qui s'y colle, via les réseaux sociaux. 

Elle nous apprend par exemple que le maire de Montbartier a renouvelé dans ses vœux 2018 son soutien au projet éolien alors même que celui de Monbéqui manifestait son opposition :


En toute décontraction, elle somme les opposants de ne pas "se servir" des éoliennes pour faire... de la politique ou polémiquer. 

Mme Sardeing-Rodriguez est merveilleusement placée pour donner des leçons de neutralité citoyenne. Employée de la municipalité socialiste de Montech, elle a succédé à son ami socialiste Moignard au Conseil général (aujourd'hui départemental) où elle occupe depuis les fonctions de présidente du groupe socialisteComme il lui restait du temps à tuer, Dominique Sardeing-Rodriguez a accepté de devenir, il y a quelques semaines, collaboratrice parlementaire de la députée socialiste Valérie Rabault. 

Si quelqu'un fait (et vit) de la politique dans le canton, c'est bien Mme Sardeing-Rodriguez ! Elle n'est donc que faiblement crédible lorsqu'elle se pose en arbitre des élégances : ce sont ses amis politiques, les mêmes qui l'ont unanimement soutenue aux dernières élections départementales, qui ont voté des deux mains le projet d'implantation de la zone industrielle éolienne. 

Respecter les habitants ? Mais personne n'a entendu Mme la Conseillère Sardeing-Rodriguez lorsque son vieux complice Moignard, président de la Communauté de communes Garonne-et-Canal et maire de Montech, ci-devant initiateur en chef du projet éolien Garonne-et-Canal, déclarait cyniquement dans la presse qu'il n'était au courant de rien et que de fait, il était inutile d'en parler aux... citoyens.   

Elue de la République, qu'attendait-elle, ces 4 dernières années, pour "respecter les habitants" en convoquant des débats publics sereins et "citoyens", au lieu d'appeler au calme une fois les bulldozers aux portes des bourgs ?    

Mme Sardeing-Rodriguez a eu tout le temps nécessaire pour prouver qu'elle se souciait du sort des habitants de son ressort et prévenir divisions et colères. C'était même son devoir... 

Aujourd'hui, la décence nécessite de les laisser s'exprimer...   

dimanche 26 novembre 2017

ÉOLIENNES GÉANTES DE MONTECH : LE SOCIALO-CAPITALISME A L'OEUVRE

Nous l'avons vu récemment, l'implantation d'éoliennes est un sujet si politiquement sensible que les maires des communes concernées, anticipant les légitimes récriminations de leurs administrés, n'ont de cesse de pousser sur le devant de la scène les cadres des sociétés de construction et d'exploitation des dites éoliennes. Comme si ces entreprises vendaient des chaussures ou des jouets et n'avaient nul besoin de l'autorisation des élus locaux pour installer sur des terres dont ils sont les représentants et garants légaux des zones industrielles clôturées de plusieurs hectares (bucoliquement rebaptisées parcs éoliens), d'y couler des milliers de m3 de béton et de suspendre des "nacelles' de 90 tonnes à 140 mètres de hauteur ! 



Ainsi de la municipalité socialiste de Montech, dirigée par l'ex-député Jacques Moignard qui, ce sont les documents de la société Valorem qui le révèlent, discute du projet avec les dirigeants de l'entreprise depuis des années. 

Jacques Moignard, maire de Montech et D. Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS

C'est donc tout naturellement, avant même que d'étudier le cas des éoliennes elles-mêmes, que nous nous sommes intéressés à l'acteur industriel présenté par les élus municipaux de Montech comme incontournable dans le domaine des énergies renouvelables : Valorem, 40 millions € de chiffre d'affaires, 180 salariés, dont le siège est à Bégles (33)

Et quelle ne fut pas notre surprise de constater que son PDG, administrateur de 85 sociétés (sic), était un militant actif d'Europe Ecologie Les Verts et que son bras droit (dirigeant de 90 sociétés -resic) assurait en tant que conseiller municipal du maire socialiste de Mérignac (33) les fonctions de délégué au plan climat et à l'environnement ! Un mélange des genres pour le moins détonant. C'est donc à des camarades de parti revendiqués que M. Moignard et ses élus PS ont décidé de s'adresser pour édifier les futures éoliennes de Montech. C'est bien connu, quand on aime on ne compte pas.

Pierre Girard, pull rouge, conseiller municipal délégué de la mairie PS de Mérignac (33)

Toutefois, et vous avez le voir, certains comptent à votre place. Et pas des moindres. Les revues boursières et financières publient la liste des principaux actionnaires de la vertueuse société Valorem. Aux côtés des classiques filiales régionales du Crédit Agricole, on trouve diverses agences de la BPI, Banque Publique d'Investissement, abondée par les espèces sonnantes du contribuable français. Mais, et c'est le clou du spectacle, une part prépondérante de Valorem (30%) est détenue par... un fonds d'investissement anglo-saxon basé à... Jersey (source). Pour les profanes en matière de finance internationale ennemie (comme le disait François Hollande), Jersey, une île britannique, est considérée comme l'une des plateformes offshore les plus "performantes" du monde, célèbre en France pour avoir abrité une partie du magot dissimulé (au fisc) du ministre (socialiste) Cahuzac. 

Le patron de Valorem en campagne législatives (2017)

Ainsi donc, les patrons humanistes des énergies renouvelables de gauche seraient friands du combustible capitaliste défiscalisé de droite ? Encore un mythe qui prend du plomb dans la pale ! Mais il faut bien s'y résoudre : par l'entremise de Valorem, pilotée par des gens de gauche, adoubée par le socialiste Moignard, un fonds d'investissement à l'anglaise installé dans un paradis fiscal, va prendre pied à Montech. Écoutons le représentant français de ce fonds parler de son investissement : "Grâce à son équipe de direction et à ses capacités de développement, nous pensons que Valorem est idéalement placée pour profiter de la transition énergétique en France" (source).  Notez dans cette phrase l'usage écolo-bio du verbe profiter...

C'est avec la plus grande impatience que nous attendons les justifications (que nous imaginons laborieuses) de M. Moignard et de Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS, lesquels nous expliqueront comment leur inoxydable morale socialiste s'est accommodée de ce capitalisme à l'américaine qu'ils dénoncent à tour de bras et à longueur d'année...