lundi 23 avril 2018

PS82 : VALERIE RABAULT ET LE DERNIER BASTION SOCIALISTE DU TARN-ET-GARONNE


Les Socialistes traversent au plan national une crise de haute intensité (6% aux présidentielles !). Pillés largement par Macron d'un côté et par Mélenchon de l'autre, le Parti Socialiste cherche aujourd'hui un second (!?) souffle. 

Le PS82 n'échappe évidemment pas au marasme, une réalité malicieusement pointée par la DDM : l'élection récente du secrétaire fédéral 82 a été marquée par une très faible participation, 147 votants selon le quotidien, qui n'a pas manqué l'occasion de rappeler aux socialistes qu'ils ne sont pas les véritables patrons de la gauche du département. Par ailleurs, certaines dissidences ont été très remarquées lors des dernières législatives, notamment celles des responsables de sections Gérard Vallès (Moissac) et Thierry Hamelin (Lafrançaise) passés dans le camp Macron...

RENAISSANCE, RECONQUÊTE OU RÉSISTANCE ?

Mais, grâce à la victoire de Valérie Rabault (VR) aux législatives 2017, le parti a pu localement sauver les meubles. Toutefois, contrairement aux apparences presque flatteuses (55% contre 45), VR ne doit son second mandat de député(e) qu'à l'activisme forcené anti-Mardegan de Brigitte Barèges, laquelle, si elle n'a plus les moyens d'imposer sa loi politique (son protégé Deville plafonne à 16%), reste une force de nuisance redoutable pour ses anciens protégés. Pour la petite histoire, VR a remporté ces élections avec un nombre de voix inférieur à celui de la candidate battue (Brigitte Barèges) en 2012, perdant presque 10 000 voix en cinq ans. 





Quelle stratégie pour le PS 82 ? Certes Valérie Rabault, forte de sa nouvelle position à l'Assemblée, va disposer d'une visibilité médiatique de premier plan, dont les élus socialistes locaux espèrent bien profiter. Dans la foulée, les nouveaux secrétaires fédéraux (Dominique Sardeing-Rodriguez (DSR) et Olivier Fournet) affirment qu'ils vont "labourer le terrain" et offrir aux militants et candidats une "boîte à outils", formule déjà utilisée par François Hollande en 2013 avec le succès que l'on sait. 

LA PRIORITÉ ? MONTECH !

Plus prosaïquement, la priorité, lorsqu'on est en si mauvaise posture, c'est de ne pas perdre ses dernières places fortes. Et le vrai bastion PS, c'est Montech, cinquième ville du Tarn-et-Garonne : un maire socialiste, une conseillère départementale, plusieurs adjoints encartés. On ne s'étonnera donc pas que Valérie Rabault prépare la défense de la (fragile) forteresse PS, endettée à des hauteurs pharaoniques. Pour preuve, le recrutement comme collaboratrice parlementaire de DSR, élue du canton, ancienne employée et ex-suppléante de M. Moignard. Montech sera bien sur le spot socialiste en 2020...





Mais le pénurie d'électeurs ne sera pas le seul obstacle à surmonter. La co-gestion PS/PRG du canton de Montech (DSR/Weill), de la communauté de communes Grand Sud (Nègre/Moignard) et à un moindre degré de la ville de Montech, survivra-t-elle à l'opposition frontale du PS, incarnée par Valérie Rabault, au gouvernement Macron ? 





Car, si l'on a bien compris les événements électoraux de juin 2017, Valérie Rabault était opposée à M.Mardegan, candidat de Macron, tandis que Sylvia Pinel, dans l'autre circonscription, se réclamait du soutien du président de la République. Et dans le laps de temps, les radicaux, de gauche et Valoisiens, se sont réunifiés sous l'appellation RLS... 

UNE AFFAIRE DE FAMILLE ?

On notera (avec un petit sourire) que la responsable En Marche 82 se nomme Arakélian, tout comme l'ancienne conseillère régionale PS et actuelle adjointe de M. Moignard à Montech, ce qui pourrait éviter -fort à propos- aux élus socialistes locaux une torride concurrence du parti présidentiel lors des prochaines municipales. 

Une chose est sure : il y aura du sport ! 

    

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