dimanche 3 avril 2016

VALERIE RABAULT ET LE RESTAVIVRE


La sympathique députée de la première circonscription, rapporteur général de la commission des finances à l'Assemblée nationale, est, avec son amie Karine Berger, l'une des figures de proue de la gauche du PS, juste à la droite des frondeurs

Les deux copines de lycée, hier grassement appointées par des banques ou des sociétés d'assurance (leur ennemi ce n'est visiblement pas la finance), ont concocté avec quelques amis (dont Yann Galut et Paul Quilès) une usine à idées, la Fabrique socialiste. La dernière trouvaille de cette dînette conceptuelle, quatre années après l'avènement de Normal 1er, porte un nom terriblement évocateur : le reste-à-vivre, qui semble décrire le laps de temps séparant l’assujetti du dernier soupir fiscal. 

Écoutons Valérie Rabault (Conseil national du PS-Février 2016) :

"Un bouclier social c’est quoi ? C’est l’idée qu’il faut préserver le reste à vivre des Français. Ce reste à vivre est comme le dit son nom, ce qui reste à vivre, une fois qu’on a déduit de ses revenus l’ensemble de ses taxes et impôts. Nous avons baissé l’impôt sur le revenu pour de nombreux Français. Mais aujourd’hui je souhaite insister plus précisément sur les « autres » taxes et impôts qui ont connu une croissance exponentielle ces dernières années, et je pense notamment aux taxes locales."

Terrible aveu : le socialisme appauvrit les pauvres. Tant et si bien que des socialistes encore plus socialistes que Hollande (et vouant un culte immodéré à l'impôt) seraient contraints d'en protéger les citoyens les plus modestes. Autrement dit, l'empoisonneur se fait sauveur en injectant l'antidote à ses propres victimes.

La solution logique n'est-elle pas tout simplement de baisser impôts et taxes ? La doctrine Berger/Rabault y est farouchement hostile :"Si le seul message qui ressort des trois prochaines années est la nécessité d’une « baisse des impôts », alors nous aurons tout perdu, y compris l’honneur."

Il est donc "honorable" de frapper dur, sans discernement, puis d'envoyer des canots de sauvetage à ceux qui n'ont plus la force de nager. Et d'appeler ça une "idée"...

Ce bouclier socialiste au socialisme ne manquera pas de rappeler la panique qui s'est emparée du gouvernement en novembre 2015 (quelques semaines avant les régionales), celui-ci constatant avec effroi que sa justice fiscale venait de frapper de plein fouet les retraités les moins fortunés... 

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