samedi 3 décembre 2016

LÉGISLATIVES 2017 TARN-ET-GARONNE : REVUE DES EFFECTIFS ET GRANDES TENDANCES

 Deuxième circonscription :

Pierre Mardegan- UDI (à gauche)
Mathieu Albugues (LR)
  • Le premier vice-président du CD Mardegan (UDI) nourrissait quelques espoirs et ambitions qui se sont effondrés avec la lourde défaite de son favori Alain Juppé. Les Républicains ne reviendront pas sur l'investiture de Mathieu Albugues, lequel s'est déclaré il y a déjà quelques semaines et il est peu probable que le discret et réfléchi Mardegan vienne jouer les rebelles centristes, au risque, comme en 2012, de priver Les Républicains de second tour. Bien sur, l'UDI s'insurgera théâtralement (comme à chaque élection) de l'hégémonie autoritaire de Brigitte Barèges. Avant de baisser pavillon et de s’accommoder de quelques médailles en chocolat. 
  • Le rôle de trouble-fête pourrait incomber à Jean-Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin. Il se murmure de plus en plus fort qu'il pourrait tenter sa chance sous la bannière d'Emmanuel Macron. Sa candidature, si elle se concrétise, favoriserait le FN (au premier tour) en piochant tant dans le réservoir de voix du PRG que dans celui de la frange centriste des LR.
  • Sylvia Pinel, députée sortante, défendra son siège. Les socialistes, via Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale, réclament le ticket pour la deuxième circo mais c'est de pure forme. Comme à son habitude, la conseillère régionale PS s'effacera avec déférence devant Jean-Michel Baylet.
  • De la résistance du PRG (en chute libre mais qui disposait d'une grosse réserve), de l'élection présidentielle mais surtout du choix définitif du candidat FN (en très forte progression dans la circonscription) dépendra le résultat de l'élection. Le célèbre inconnu Lopez, assistant de Marion Le Pen mais auteur (malgré ce parrainage) des pires résultats FN aux élections locales, de surcroît flashé par le radar médiatique pour ses propos douteux (sur la Shoah, la famille Klarsfeld, le "révisionnisme israélien" ou les Juifs en général) plombera les espoirs du FN dit "new look" (que l'on nous garantissait 100 % lavé de ses vieilles obsessions) et enverra à l'Assemblée nationale son adversaire, Pinel ou Albugues, sur un score de type Front républicain millésime 2002. L'autre possibilité du FN, l'inoxydable Valérie Rabassa, la candidate de Louis Aliot (et ex-élue régionale de l'UMP), peut faire jouer ses réseaux pour ratisser large et inquiéter les candidats du "Système" (comme on dit au FN), qui ne se priveront pas, le cas échéant, de stigmatiser son passage supersonique de l'UMP au Front il y a un an.

Copie d'écran - Les étranges tweets "républicains" et "laïques" de Romain Lopez

Conclusion : si le "sulfureux" (comme le qualifie déjà La Dépêche) Romain Lopez représente le FN, l'affaire se jouera entre le PRG et les LR, avec un avantage à Mathieu Albugues. Si Valérie Rabassa est retenue, une triangulaire peut déboucher sur un résultat serré...


Première circonscription :  


Valérie Rabault, députée PS
de la première circonscription
Nous aurons un duel Barèges-Rabault. Le FN n'est pas assez puissant dans cette circonscription "urbaine" pour troubler efficacement le jeu entre les forces "traditionnelles". L'élection de François Fillon à la présidence de la République pourrait réinstaller Brigitte Barèges sur les bancs de l'Assemblée. Mais rien n'est fait : le maire de Montauban, malgré la discrétion de la presse régionale, n'en a pas fini avec ses ennuis judiciaires et Valérie Rabault a su se tenir à distance des frasques de François Hollande tout en cultivant sa popularité locale.
  • Une nouveauté : en 2017, Brigitte Barèges n'aura rien à redouter de la Dépêche du Midi. Son patron a été mis en minorité au Conseil départemental par son ex-ami Astruc, allié à Mardegan, ex-équipier de Brigitte Barèges (dont le groupe LR ne compte plus que 3 élus sur trente). Et M. Baylet a promis l'enfer aux socialistes qu'il tient pour responsables de la perte de son siège au Sénat.   
  • Thierry Deville, passé du PRG à l'UMP en 2010, pourrait suppléer Brigitte Barèges dans tous les sens du terme : en cas de "coup dur", il pourrait devenir le candidat officiel des LR82 à la députation, ce qui ravirait sans doute ses adversaires au vu de ses très médiocres résultats aux Régionales. Se pose également le problème du cumul des mandats : en cas d'élection à l'Assemblée en 2017, BB devrait abandonner ses fonctions de maire et de vice-présidente du CD. Ou envoyer son acolyte siéger au Palais Bourbon. Faites vos jeux ! 


Archives - Elections régionales 2015

Dans un prochain billet, nous ferons l'inventaire des candidats plus "modestes" dont certains pourraient jouer un rôle important, notamment à l'extrême-gauche.

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