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samedi 26 octobre 2019

MUNICIPALES 2020 MOISSAC : LA FACE CACHÉE DE LA DÉPÊCHE ?


La Dépêche du Midi, toujours à la pointe de l'info politique, nous faisait savoir il y a déjà un mois que le rassembliste national Romain Lopez était candidat à la mairie de Moissac ; puis récemment, qu'il venait d'être rejoint par une adjointe de l'équipe actuelle de Jean-Michel Henryot, maire de Moissac. Une belle "prise de guerre" comme on dit dans le milieu.

L'article cependant ne souffle mot de l'un des traits caractéristiques de Romain Lopez, son adhésion publique aux thèses de l'antisémite Alain Soral.  

On s'en étonnera. Car jusqu'à ce jour, le quotidien régional ne pouvait publier le moindre articulet sur le frontiste sans accoler à son nom l'épithète "sulfureux" ou "soralien" et rappeler son appartenance à cette affligeante mouvance. Les exemples abondent. 

En réalité, tout dépend de son adversaire du jour. 

Lorsque son concurrent politique est un honorable membre du Parti radical de gauche, Lopez est revêtu illico (et à juste titre), tant dans les pages de La Dépêche que sur les estrades, de tous les attributs de l'activiste "proche de Dieudonné et Soral", auteur de "propos antisémites". Un constat d'ailleurs irréfutable fondé sur des dizaines de publications et, point d'orgue, le soutien personnel du complotiste anti-juifs Soral au candidat Lopez. Ex :






  
Mais ce n'est manifestement plus le cas lorsque l'adversaire de Lopez est aussi... un rival du PRG. Il n'y a soudainement plus aucune urgence à dénoncer ce "danger pour la démocratie", démocratie qui attendra bien quelques mois son "sauvetage"... 




La "face cachée de Lopez" le restera (médiatiquement) à Moissac aussi longtemps que Lopez pourra nuire efficacement à Maryse Baulu et Gérard Vallès, ralliés à Christian Astruc...tombeur de Jean-Michel Baylet en 2015. 

Mais vous pouvez être surs qu'à Beaumont-de-Lomagne, bastion du PRG où une liste concoctée par le même Lopez menacera bientôt l'avenir politique de Jean-Luc Deprince, le péril antisémite deviendra très rapidement une urgence que tous les citoyens dignes de ce nom devront combattre d'une même voix !  Pour vous en convaincre, cet extrait de vidéo (crédit : TV Citoyenne - vidéo intégrale disponible ici) :




mercredi 25 septembre 2019

LES CIBLES 2020 DU RASSEMBLEMENT NATIONAL EN TARN-ET-GARONNE

On pensera ce qu'on voudra de Romain Lopez, même le pire et ce serait mérité ; mais il faut lui reconnaître une paire de qualités : il est actif, tenace et habile. 

C'est ainsi que deux listes du RN sont déjà annoncées pour les prochaines municipales, dans la seule seconde circonscription : Moissac et Beaumont. Mais ce n'est pas tout. Une troisième serait (discrètement) en construction à Valence, unissant comme dans ses voisines des revenants de l'UMP et des militants RN. 

C'est à croire que l'annonce d'une probable candidature Baylet dans son fief historique de Valence a dopé les tenants de la droite, aimablement anesthésiée ces dernières années. A la manœuvre bien sur, qui vous savez...

Evidemment les équipages seront hétéroclites. Comme à Moissac où Mme Claudine Matala, ancienne de l'UMP, fera équipe avec Lopez, le VRP d'Alain Soral en Tarn-et-Garonne. Imaginez un instant que l'antisémite multi-condamné Soral vienne comme en 2017 soutenir publiquement (et depuis sa cellule*) son poulain et... sa colistière Claudine Matala, en pleine campagne, dans la ville de Justes : on en entendrait parler jusqu'à Jérusalem (comme ce fut le cas en 2017) !   





C'est sans doute l'effet du hasard mais ces listes du RN ne se revendiquent pas du Rassemblement national et s'affichent comme une débonnaire assemblée de copropriétaires, excédés par le bruit du voisinage et les poubelles répandues dans la cour de l'immeuble. Mais il suffit de lire les félicitations adressées à Lopez sur les réseaux pour savoir de quoi il retourne. Tout le Rassemblement National de Midi-Pyrénées est là, à célébrer cette "liste d'ouverture" comme un but du PSG !   



Nonobstant, Romain Lopez a annoncé hier à la presse l'entrée en piste de sa liste RN, rhabillée vite fait en mère peinarde et baptisée "Retrouvons Moissac". Si, malgré son CV épais comme le dossier des retraites, il parvient à attirer des colistiers de l'étoffe de Mme Matala, pourquoi ne finirait-il pas par séduire les électeurs de Beaumont, Moissac ou Valence...  


* Soral vient d'être condamné à 18 mois de prison ferme pour provocation à la haine raciale (diffusion d'un clip antisémite)

vendredi 13 septembre 2019

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES FANTÔMES RESSORTENT DU PLACARD

Avec Jacqueline Tonin, on n'est jamais déçu. La vice-sénatrice (suppléante de François Bonhomme), en s'alliant avec le Rassemblement national de Romain Lopez, vient -une nouvelle fois- de dynamiter tous les espoirs de la "droite" lomagnole aux municipales 2020. 

Proche de Brigitte Barèges et de Jean-Louis Dupont, plusieurs fois candidate sous les couleurs des Républicains, ancienne adjointe à l'agriculture de Beaumont, Jacqueline Tonin n'est pas une inconnue en Lomagne. En "signant" un pacte avec le RN82, elle a non seulement déjà perdu les élections mais elle fourre ses amis dont M. Bonhomme dans de sales draps. Il serait bien temps que les autorités départementales de droite "classique" mettent un peu d'ordre dans ce qui ressemble de plus en plus à un Vichy lomagnol. Non pas tant parce qu'il y aurait des responsables RN dans la liste de Mme Tonin (ce qui est déjà détonant compte tenu de son statut) mais bel et bien parce que les responsables RN sont eux-mêmes liés de manière avérée à la mouvance soralienne...      

Candidate aux municipales 2014, n°6 sur la liste d'Alain Bergamasco, elle s'était faite très discrète pendant la campagne. Quelques langues fourchues expliquaient cet inhabituel mutisme par un "coup de pouce" alors récent du maire PRG dans un dossier de permis de construire...  



Alex Marsaglia, délégué LR de Beaumont et ancien compère de Jacqueline Tonin, vient de sonner l'alarme anti-RN, dans son style si particulier : le lien ici. Ses supérieurs hiérarchiques feraient bien d'y prêter une oreille attentive, s'ils ne veulent ajouter la honte à la défaite...


dimanche 25 août 2019

2020, L’ANNÉE ASTRUC ? (1)


Les municipales approchent à grands pas. L'heure pour Politic Circus de remettre le couvert. Et de constater que Christian Astruc, président du Conseil départemental, pourrait conforter à cette occasion son statut (récent) de patron politique du Tarn-et-Garonne, et ancrer solidement son mouvement "Les Mobilisés" dans le décor local, au grand dam de Jean-Michel Baylet et Brigitte Barèges.



Les ambitions de ces deux-là seront fatalement modestes, très loin de la reconquista, et se "limiteront" à ne pas perdre leurs (derniers) fiefs respectifs. Montauban pour l'une, Montech et Beaumont pour l'autre. 

Tour rapide du propriétaire :   

Montauban

A Montauban, Brigitte Barèges devra vigoureusement s'employer pour se débarrasser du docteur Mardegan, soutenu par Christian Astruc, qui pourrait créer la surprise de l'année dans une empoignade où la gauche et le RN feront tapisserie. 

On se souviendra que Brigitte Barèges avait déployé en 2017 des kilotonnes d'énergie pour faire obstacle à l'élection de son ex-partenaire Pierre Mardegan à l'Assemblée nationale, favorisant ouvertement celle de la socialiste Valérie Rabault : "Entre deux candidats de gauche, j'ai voté Valérie Rabault " (CFM Radio - 22/06/2017). 

Les électeurs de droite auront été ravis d'apprendre à cette occasion qu'en 2015 et sur les chaudes recommandations de Brigitte Barèges, ils avaient voté, sous la bannière UMP/UDI, pour son équipier, un "candidat de gauche" ! On ne saurait mieux injurier l'intelligence de ses propres troupes. 




Montech

Valérie Rabassa (dernier parti fréquenté : RN) ne se représentera pas à Montech, ultime forteresse -d'importance- de la coalition socialo-radicale, laquelle partira en pôle position et défendra chèrement sa peau. En face, on ne compte pour l'heure qu'un candidat déclaré, l'ex-beaumontois Eric Lagrange, centre-droit, qui multiplierait rencontres et contacts. 




Seule certitude : à cette occasion, les Montéchois (mais aussi les Beaumontois) assisteront à un défilé de députées (radicale et socialiste) qui viendront chanter les louanges de la gestion municipale. Pour le reste, ça risque d'être très sportif, d'autant que se joue également la présidence de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne, l'une des plus puissantes du département. 




Moissac

Moissac verra Maryse Baulu, soutenue par la majorité départementale, postuler à la succession de Jean-Michel Henryot. En face, Romain Lopez, pilier régional de la Soralie flamboyante, tentera une nouvelle fois sa chance. Le lourd dossier attaché à sa cheville devrait toutefois l'empêcher de courir loin et longtemps dans la ville des Justes. On lit dans la Dépêche de ce jour (indiscrétions) que Daniel Calvi, ancien adjoint au développement économique, se "rapprocherait de Romain Lopez". Se rapprocher de Lopez, c'est se rapprocher des idées gluantes de Soral. Le ressentiment est mauvais conseiller... 





Beaumont-de-Lomagne

L'exubérant maire radical Deprince pourrait affronter une alliance de tenaces revanchards ex-LR et d'activistes locaux du RN. Une étrange coalition menée conjointement par Jacqueline Tonin (suppléante du sénateur Bonhomme) et Michel Wybierala, très proche du judéophobe Romain Lopez. Les mêmes recettes (en pire) que celles utilisées en 2014 par Alain Bergamasco et qui connaîtront, le cas échéant, le même sort funeste. 




La liste annoncée du dissident Christian Mailfert, ex-adjoint de Jean-Luc Deprince, maintiendrait le suspense, à condition de se présenter seule face au maire. Toute configuration à 3 listes contribuera à une nouvelle victoire de Deprince, sans doute plus étriquée qu'en 2014 mais victoire quand même. 


mercredi 17 avril 2019

LE RN82, CE TEMPLE DU SEXISME ET DE LA MISOGYNIE


Les deux "chefs" du RN82, Thierry Viallon et Romain Lopez, qui se targuent partout d'être le dernier rempart de la France éternelle, administrent aussi souvent que leur naturel l'exige la démonstration inverse. 

Ainsi de cette antique tradition, la galanterie, qui est mise à mal avec autant d'ardeur que possible au Rassemblement National de Tarn-et-Garonne. La gent féminine n'y est pas à la fête, y compris dans les propres rangs du RN82, si l'on en croit les témoignages d'anciennes militantes ou élues. Comme par exemple cette sombre histoire de toilettes (au siège montalbanais du RN) dont l'entretien incombait de facto et sans discussion à ces dames du Bureau politique ; ce qui aurait provoqué, lors de la venue d'un dignitaire frontiste à Montauban, un "incident" des plus regrettables, resté dans les annales du parti.

On se souviendra également du tweet de Romain Lopez, rival de Valérie Rabassa pour l'investiture frontiste aux législatives 2017 : "Le Front veut être représenté par cela ?". "Cela" pour Romain Lopez, est un synonyme pertinent du mot "femme"...




Plus tôt, Lopez avait publiquement qualifié son adversaire PRG Sylvia Pinel de "potiche du baron", lui promettant, grâce à des dons exceptionnels de divination (et surtout une cuistrerie sans faille), une cinglante défaite...



Aujourd'hui, c'est Thierry Viallon qui s'y colle, avec entrain et gourmandise, tentant piteusement de rivaliser avec le dialoguiste des Tontons flingueurs : "La Barèges[...], cette vieille politicarde roublarde[...]" qui "racole" les voix de droite... Et pourquoi pas "la tenancière" tant qu'il y était ? Les mots et les nuances ne font pourtant pas défaut à la langue française et n'imposent à personne de convoquer le plus vieux métier du monde dans une querelle politique ; mais force est de constater que Thierry Viallon, gardien auto-proclamé des traditions à la Française, n'est sur ce plan (comme sur tant d'autres) qu'un imposteur patenté. 




En représailles, Mme Barèges a promis la foudre du Tribunal si Thierry Viallon ne retirait pas ses propos "vulgaires" : 


Dressé sur ses ergots, Thierry Viallon n'en fera surement rien. D'autant qu'un bon petit procès pourrait, à quelques semaines des élections, donner un peu de substance politique à un RN82 qui ne se singularise (de loin en loin) que par de sordides histoires de Juifs, de handicapés et d'élu(e)s qui claquent bruyamment sa porte pour rejoindre Debout la France. Au grand dam des responsables régionaux RN, lesquels sont rouges de honte mais n'osent sévir, le torride duo étant placé sous la protection personnelle de la nièce de Marine Le Pen. 

Et rien d'étonnant donc à ce que les anciennes responsables du RN82, toutes passées chez Dupont-Aignant, fustigent (une fois de plus) les frasques du tandem infernal... 




jeudi 11 avril 2019

THOMAS PORTES (PCF82) : UNE FENÊTRE BÉANTE SUR LE PRÉCIPICE

Thomas Portes

Thomas Portes, c'est l'autre pépite politique du Tarn-et-Garonne, décidément insondable vivier de talents. Dirigeant national du PCF, porte-parole de la CGT Cheminots 82, membre du CESER, Thomas Portes voit des fascistes partout. Rien d'anormal puisque, à ses yeux, le fascisme commence aux confins de... la social-démocratie. Il n'a d'ailleurs pas de mots assez durs pour les socialistes français ; mais Valérie Rabault, pas rancunière pour un sou (et en rade d'électeurs il est vrai), est membre de son comité de soutien, où elle côtoie son ancien camarade Gérard Filoche, exclu du PS pour un tweet antisémite. 



US GO HOME SAUF TWITTER ET YOU TUBE  !


Bien qu'il appelle ardemment à sauver le journal communiste L'Humanité, en panne de lecteurs et donc d'espèces sonnantes, TP a un très gros faible pour le réseau US Twitter dont il est sans doute le plus gros "client" politique en Tarn-et-Garonne.

C'est ainsi que nous avons compté, pour le seul mois de février 2019, la modique mise en ligne de... presque 400 tweets ! Ce qui fait de Thomas Portes, selon les statistiques de Twitter, l'un de ses plus enfiévrés utilisateurs ; certaines langues fourchues prétendent qu'il fréquente plus assidûment ce réseau que celui, ferré, de la SNCF où il exerce ses talents professionnels et syndicaux...

Et puis, quel triste aveu pour un communiste que d'être contraint de faire circuler ses idées anticapitalistes par les tuyaux numériques du capitalisme californien, bronzé et triomphant ! 


1000 NUANCES DE ROUGE ÉCARLATE


La vraie démocratie : Cuba ! 

Hors ce penchant débridé pour les start-up de l'oncle Sam, le stakhanoviste des réseaux reste un communiste Old School : adorateur de Robespierre, Lénine et Marx, groupie du tyran (et milliardaire) rouge Fidel Castro, soutien inconditionnel de l'artilleur Maduro et du corrompu Lula, il a, comme ses glorieux aînés, l'injure animalière facile. 

C'est ainsi qu'il a attribué au célèbre avocat juif G.W. Goldnadel le titre -vaguement suranné- de "chien réactionnaire" (janvier 2018) parce que ce dernier avait mis à mal, dans un article de Valeurs Actuelles, la légende dorée du "libérateur" Che Guevara. 

Le 24 février 2019, il a reproché, avec une décontraction qui frôle l'ignominie, au même Goldnadel, président de l'association France-Israël, "ses amis qui livraient les juifs aux nazis"...





C'EST LA LUTTE INFERNALE !


Comme nombre de ses condisciples, Portes décrit le monde comme un baby-foot géant, les bleus contre les rouges, les méchants contre les gentils, les fascistes contre les communistes. Lui-même serait, par la grâce d'une carte rouge dans son portefeuille, l'héritier direct des vainqueurs du nazisme, rien moins. Cette idyllique et flatteuse vision l'oblige à revisiter l'Histoire en permanence : effacé le pacte hitlero-stalinien de 1939, comblées les fosses communes de Katin, bétonnés les goulags, purgées les purges, enterrés de Gaulle, Churchill, Eisenhower...  

Il dégote des prisonniers politiques dans toutes les démocraties mais pas un seul dans les paradis prolétariens hérissés de barbelés et grouillants de commissaires du Parti. Ainsi réclame-t-il ardemment avec ses amis du PCF et le rappeur Médine ("Crucifions les laïcards comme à Golgotha") la libération du terroriste libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la réclusion à perpétuité en France en 1987... 

Tout Eden socialiste qui devient un enfer est forcément victime d'un sabotage par les forces de la Réaction. Pour lui, toutes les foules en colère ou affamées ne se valent pas. Il sait, lui, distinguer le vrai peuple de la lie d'extrême-droite. Ainsi Maduro qui fait tirer sur des malheureux en proie à la faim au Venezuela reçoit le fervent soutien de notre sympathique cégétiste, qui a reconnu dans ces femmes et enfants des factieux parés au coup d'état contre les splendeurs du socialisme tropical...




L'argument est par ailleurs d'une redoutable indigence car il suppose que le succès du socialisme de Maduro, réfractaire par doctrine au libre-échange, dépendrait des capitaux américains... Fatal, n'est-il pas ?  


LE COMBAT SUPRÊME : " ISRAËL DOIT ÊTRE BOYCOTTE" 


Puisque le sujet est brûlant d'actualité, précisons que le petit état hébreu d'Israël est l'une des cibles favorites de la détestation de Thomas Portes. Inquiet -à juste titre- que l'on puisse comprendre cette obsession (tweets par packs de 12) comme une forme rampante d'antisémitisme, il a mis récemment les choses au point : "Critiquer la politique d'Israël, ce n'est pas être antisémite". 

Ce faisant, il reprend au mot près la vieille rhétorique "antisioniste" du RN dont Romain Lopez, proche de Soral, s'est fait une spécialité gourmande. 

Mais Thomas Portes critique tant et si bien la politique d'Israël qu'il finit par réclamer, comme son homologue frontiste, le boycott du pays tout entier :



Romain Lopez ne dit pas autre chose :


Autre similitude frappante entre nos deux espoirs de la politique locale : prêter à Israël un racisme anti-arabe consubstantiel. 





LE ÇON D'HISTOIRE ?  


Finissons sur une touche rafraîchissante. Thomas Portes se gausse régulièrement de l'inculture de ses contemporains, la trouvant particulièrement honteuse chez un membre du gouvernement. En l'espèce, il n'a pas tort : 


    

Mais lorsqu'il s'essaie à l'exercice, le résultat n'est guère plus glorieux. Fustigeant le dernier mariage princier anglais (2018) et son "succès" auprès des foules hexagonales, il "rappelle" que les Français "ont réglé le problème en 1789". On a beau connaître le goût de M. Portes pour les raccourcis (sic), jeter aux poubelles de l'Histoire les deux empereurs et les trois monarques qui ont succédé à Louis XVI, voilà qui démontre que le responsable communiste peut rivaliser sereinement, sur le plan culturel, avec le ministre de Macron...



(A suivre)

samedi 23 février 2019

ANTISÉMITISME : JULIEN LEONARDELLI (RN) COUVRE SON AMI ROMAIN LOPEZ


Dans l'émission de France 3 Occitanie Dimanche en Politique, consacrée à l'antisémitisme, Julien Léonardelli (RN31) a été prié de "balayer devant sa porte" par le représentant de LREM 31, ce dernier accusant le RN d'entretenir "l’ambiguïté la plus totale" à ce sujet.  

Ce à quoi Julien Léonardelli, outré, a répondu qu'un membre du parti pris en faute faisait l'objet d'une procédure interne débouchant sur son exclusion. 

Force est de constater que Romain Lopez n'est donc pas, aux yeux de Léonardelli, "fautif" puisqu'il échappe, et depuis des années, à cette "procédure", malgré des dizaines de tweets odieux sur les Juifs et Israël, tweets qui lui ont valu la réprobation générale, non seulement des médias français mais aussi de la presse israélienne et... de certains dirigeants frontistes de premier plan, adeptes de la dédiabolisation.  





En outre deux élus du RN de Tarn-et-Garonne (dont une conseillère régionale) ont quitté le parti il y a quelques mois, accablant publiquement Romain Lopez et ses "tweets nauséabonds"... 
  
Et voici, à titre d'exemple glaçant, ce qu'écrivait un (ancien) conseiller de Marine Le Pen, alors président de l'Union des Patriotes Français Juifs, affiliée au Front, qui implorait MLP de se défaire des candidats antisémites : 

"Dans le Tarn-et-Garonne on retrouve également Romain Lopez, l’attaché parlementaire de Marion Maréchal Le Pen, investi dans la 2e circonscription. Ce Soralien assumé déverse depuis des années sa haine des Juifs de manière publique sur les réseaux sociaux." 

Depuis, Romain Lopez a obtenu le label officiel de son mentor Soral, multirécidiviste condamné récemment à un an de prison ferme pour provocation à la haine raciale. Extraits affligeants : "Les Juifs sont manipulateurs, dominateurs et haineux" ou encore : "Entre le peuple juif et le reste de l'humanité, le combat ne peut être que génocidaire et total ". 




Se prévaloir du parrainage d'un tel personnage est donc autorisé au Rassemblement National. Et même encouragé puisque Romain Lopez, malgré d'autres frasques non moins condamnables ( ex : handicapés de Moissac), vole de promotion en investiture de premier choix, sous les chaleureux encouragements de ses camarades "patriotes" de la région Occitanie, dont son ami Julien Léonardelli !  



Voilà qui donne (une fois de plus) raison aux adversaires politiques du RN et discrédite définitivement la parole de Léonardelli. Qu'il veuille bien à l'avenir nous épargner ses accents victimaires (pour reprendre une expression de Lopez à propos des juifs) : il n'est victime que de sa duplicité... 

Bas les masques !






mardi 19 février 2019

F. BONHOMME (LR) POURRAIT CÉDER SA PLACE AU SÉNAT A UNE SYMPATHISANTE FRONTISTE...

Dans un billet de novembre 2016 déjà, nous évoquions un rapprochement ouaté entre la droite de Beaumont-de-Lomagne, acquise à Brigitte Barèges, et le Rassemblement National du judéophobe Romain Lopez (RN82). 

Le secrétaire général de l'association La Vie des Beaumontois
en grande discussion avec Romain Lopez à Beaumont en 2016

L'affaire a pris ce dimanche un tour plus délicat. Si le discret sénateur François Bonhomme, membre de la fameuse "commission Benalla", n'est pas réputé pour ses sorties médiatiques, il est aujourd'hui rattrapé par de singulières amitiés...

En effet, sa suppléante au Sénat, Jacqueline Tonin, proche de la maire de Montauban et candidate à de nombreuses élections sous le drapeau UMP, également élue à la Chambre d'agriculture, s'est acoquinée avec le Rassemblement National (voir Dépêche du Midi du jour, rubrique Indiscrétions). Un Rubicon franchi publiquement en cosignant avec le RN82 une diatribe contre le maire PRG de Beaumont, Jean-Luc Deprince. 


Dépêche du Midi - Dimanche 17 février 2018

A l'origine de ce rapprochement LR/RN, une association locale présidée par Alex Marsaglia (cadre LR82), "La Vie des Beaumontois". Son ex-trésorière, Jacqueline Tonin donc, et son actuel secrétaire ne faisaient plus guère mystère de leur attirance pour le parti de Marine Le Pen, comme en témoigne une photo de 2016 (voir plus haut).  

Réunion publique de soutien à Jean-Louis Dupont (départementales 2015)
en présence de Thierry Deville (hors champ), Alex Marsaglia et Jacqueline Tonin

Bien sur, la revancharde Jacqueline Tonin, ancienne adjointe UMP de la ville, et son allié frontiste Michel Wybierala (membre du bureau départemental RN), visent, sous la houlette de "l'antisioniste" Romain Lopez, la mairie de Beaumont en 2020. 

Les Beaumontois se souviendront à cette occasion que le précédent opposant à Jean-Luc Deprince, Alain Bergamasco, se targuait déjà (sur son blog de campagne 2014) d'avoir réuni sur sa liste apolitique " des extrêmes issues des deux bords" ! Et Jacqueline Tonin était déjà de la partie...





RN82 : Romain Lopez (à droite) et Michel Wybierala (au centre) à Beaumont-de-Lomagne

Pour l'heure tous les regards sont tournés vers François Bonhomme. Comme le suggère notre titre (avec facétie), s'il venait à être "empêché", le sénateur du groupe Les Républicains serait alors -très sérieusement- remplacé au Palais du Luxembourg par... une sympathisante du Rassemblement National ! 

Une forme inédite d'union des droites ? En tout cas, nous scruterons avec intérêt la réaction du sénateur Bonhomme qui devra, s'il veut éviter les quolibets (ou pire), remettre son ticket électoral à l'endroit ! 




François Bonhomme et Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin

lundi 11 février 2019

MOISSAC SCOOP : DES GILETS JAUNES A LA RÉUNION DU RN82


C'est sous la bannière (décolorée) d'un collectif citoyen que le RN82 a organisé une réunion publique de promotion électorale (autrement dit un meeting politique) le samedi  9 février à Moissac. Le tweet de Julien Léonardelli, patron du Rassemblement National de Haute-Garonne, est sans équivoque :




"La clé des réussites électorales". Tout est dit. L'affiche présente Romain Lopez, permanent et candidat du RN, comme porte-parole du dit collectif, sans aucun logo du parti ni mention de ses fonctions au Rassemblement National. Ce qui soulève une première question, triviale : quid du financement de cette fausse réunion publique citoyenne ?  

Deuxième question : que faisaient donc des Gilets Jaunes, qui affirment rejeter toute proximité avec un parti politique (et toute récupération) dans une réunion publique du RN ? D'autant que Romain Lopez n'est pas un frontiste "ordinaire" : il appartient à la chapelle des adorateurs de l'antisémite Alain Soral, qui le soutient en personne.   

   



Coïncidence ? Les Gilets Jaunes du Tarn-et-Garonne ont fondé une radio web à Montauban. Interrogés sur les revendications du mouvement par un animateur bénévole, Romain Lopez et Thierry Viallon n'ont cessé de marteler à l'antenne que les Gilets Jaunes 82 sont des frontistes qui s'ignorent...

Citations : "Les GJ reprennent le programme de Marine Le Pen", "Vous avez repris nos 144 propositions", "Nous sommes des GJ historiques"...  (pour l'enregistrement complet, cliquez ici). 



Bien sur, nous nous garderons de tout "amalgame", selon un mot à la mode. Mais il serait dommageable aux GJ82 d'abandonner leur indépendance aux manipulations de professionnels* de la politique, surtout lorsqu'ils ne cachent pas leur penchant appuyé pour les thèses dégoûtantes de Soral et Dieudonné. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, un exemple parmi tant d'autres : 






* Romain Lopez et Thierry Viallon sont des permanents salariés du RN    

samedi 19 janvier 2019

GILETS JAUNES : LE TARN-ET-GARONNE POLITIQUE EN ÉBULLITION


PCF82 : NO PASARAN MAIS UN PEU QUAND MÊME


Le 17 novembre 2018, Catherine Philippe, cheftaine des communistes du Tarn-et-Garonne confiait à la Dépêche du Midi : "Leur colère est légitime, compréhensible. Pour autant, le mouvement est récupéré par l'extrême droite. Moi, je ne n'ai pas vocation de me retrouver aux côtés de l'extrême droite sur des revendications". 

3 semaines plus tard (tweet ci-dessous), la "vocation" de Catherine Philippe s'était prodigieusement assouplie :





ROMAIN LOPEZ (RN82) : GILET OU TORCHON ?


L'ex-employé de Marion Le Pen, salarié de son parti et professionnel de la politique, n'a pas laissé passer l'occasion de se faire photographier avec des gens du peuple aux mains calleuses, lesquels manifestent, entre autres, contre les abus et privilèges des politiciens : une jolie performance donc... 




Mais comme souvent avec Romain Lopez, les choses ont pris en suivant un tour tragi-comique. Espérant tirer un avantage substantiel de sa nouvelle condition de travailleur en colère, Lopez s'est laissé filmer par le Caméra club de Moissac comme membre ordinaire, représentatif du mouvement des Gilets Jaunes locaux ; une vidéo-témoignage que le Club a diffusé, notamment via You Tube.

La Dépêche du Midi s'est empressée de faire remarquer au Caméra club que "ce" gilet jaune n'était autre que le sulfureux candidat RN à la députation de la deuxième circonscription, par ailleurs responsable de la com' du RN82. Quelques heures plus tard, la vidéo était "supprimée". 

Un affront insupportable pour Lopez, qui promet à La Dépêche un sort peu enviable... en cas de victoire aux élections ! Ce qui autorise un certain optimisme au "torchon" en question... 




EN MARCHE 82 : GILETS GONFLABLES 


Stéphanie Arakélian-Galan, référente d'En Marche 82 et idolâtre du Président, n'a pas de mots assez durs à l'encontre des Gilets Jaunes, qu'elle a toutefois entrepris d'évangéliser à l'aide d'infographies scintillantes, style BD pour bambins. Imaginez que les GJ, ces ingrats frappés de dissonance économique, véhiculent la légende médiévale qu'ils seraient saignés par les taxes et impôts, alors que tout le monde sait que c'est un mécène, Monsieur Etat, qui paye les factures ! Halte à l'obscurantisme jaune !





Dans un élan quasi-mystique, elle prédit même le Déluge si les GJ continuent à turbiner au pétrole. Les inondations en seraient un irréfutable signe avant-coureur :



"Les événements de l'Aude" semblaient plutôt être le "quotidien" des Français au début des années 50, comme le montrent ces deux clichés (1953 et 1955), extraits de gazettes défraîchies...







BRIGITTE BAREGES (LR) : GILETS ? J'Y VAIS ! 


Mutique sur le sujet le 17 novembre (elle arbitrait un débat pain au chocolat/chocolatine), Brigitte Barèges s'est débrouillée pour faire savoir (en une seule photo) non seulement qu'elle soutenait les GJ "modérés" mais que ces derniers le lui rendaient bien. Un chef d'oeuvre du genre, quoiqu'un brin décalé, qui nous montre les masses laborieuses et l'élite locale fraterniser sous les lustres à pampilles de la République de Montauban : 





VALERIE RABAULT (PS82) : GILET DE SAUVETAGE ?


La députée de Tarn-et-Garonne tente de faire oublier que, dans une vie précédente, elle fut très proche collègue de Macron au sein de la majorité socialiste qui gouvernait le pays. Aussi a-t-elle fait des débuts très discrets au pays des Jaunes... 

Le 17 novembre, rien sur son compte twitter, prudence oblige. Plus tard, elle condamne les violences, ce qui lui vaut les foudres de son (ex) ami Gérard Filoche :



Enfin elle se lance dans l'action, dans l'action à la Rabault s'entend. Fin novembre, elle est aux côtés de François Hollande, l'ancien patron de Macron, à la rencontre des GJ de Tarn-et-Garonne. 




Puis VR remet le couvert fin décembre avec une délégation de GJ, sans François Hollande mais avec une liste longue comme le bras (une spécialité maison) de mesures absolument urgentes... tellement urgentes répliquent nombre de commentateurs que le gouvernement socialiste 2012/2017 n'a pas cru bon de les mettre en oeuvre...

Il s'avère que nombre de citoyens n'ont pas oublié qu'elle occupait une fonction de premier plan lors de la mandature précédente. Et ils sont sans pitié. Petit florilège :