Pages

Affichage des articles dont le libellé est FN82. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FN82. Afficher tous les articles

jeudi 4 octobre 2018

COMMENT ROMAIN LOPEZ A COULE LE FRONT NATIONAL 82


Le FN82, aujourd'hui RN82, pouvait en 2017 s'emparer de la seconde circonscription de Tarn-et-Garonne, les progressions de très forte ampleur lors d'élections précédentes en témoignent. Ses adversaires politiques tremblaient...

Malheureusement (pour le FN bien sur), cette même année 2017 a vu l'avènement de l'ex-assistant parlementaire de Marion Maréchal, un titre (le seul qu'il possède) que Romain Lopez a utilisé à outrance (et en haut lieu) pour écarter de sa route tous ses camarades de parti, souvent plus gradés ou plus élus que lui, qui nourrissaient de légitimes ambitions internes ou électorales.

Un grand classique de la vie des partis ? Certes. Mais Lopez aurait pu se contenter de cette place de petit chef facilement acquise pour s'installer solidement à la co-direction du RN départemental. C'était compter sans ses prétentions doctrinales : ainsi, en pleine dédiabolisation du Front, et assuré de son impunité, il a remis au goût du jour de vieilles rengaines du Front, celles-là même que Marine s'escrimait (publiquement) à enfouir : saillies anti-juives, adulation d'Alain Soral, promotion de rappeurs antisémites, prises de position pour la République islamique d'Iran contre Israël, etc.




Éreinté par divers organes du Net, et même par certains membres éminents du Front, Lopez est sauvé par Marion : ses sorties tonitruantes ne lui valent que quelques affectueuses remontrances...

Le chemin semble dégagé jusqu'aux législatives, quand surgit un obstacle : Valérie Rabassa, transfuge de LR, est adoubée officiellement au FN par Louis Aliot, qui voit dans ce ralliement une bonne occasion de verser un peu de sable dans les rouages de Marion MLP, sans s'engager dans une querelle frontale. Lopez (assisté de son ange gardien) est alors contraint de sortir l'artillerie contre l'ancien maire de Montech, qui a postulé à la candidature législative auprès de Marine Le Pen, et dont il dira sur Twitter : "Le FN veut être représenté par ça ? ". L'affaire est dans le sac.



Romain Lopez, enfin candidat, peut pérorer sur les estrades et devant les caméras, traitant Sylvia Pinel de "potiche du baron" et Jean-Michel Baylet de "petite frappe". Mais c'est à quelques encablures du scrutin que ses fulgurances judéophobes le rattrapent. Mentionné à ce titre dans des dossiers de "Libération" et "Médiapart", il est foudroyé par le site de l'Union des Patriotes Juifs Français présidé par un ancien conseiller de Marine Le Pen : "Ce soralien assumé déverse depuis des années sa haine des Juifs sur les réseaux" ! Accablé par la Dépêche du Midi, qui consacre une pleine page à ses "exploits", il est également fustigé par la presse israélienne. Pour compléter le tableau, l'activiste antisémite Alain Soral, multi-condamné, vole au secours de son disciple et lui accorde son soutien public et officiel sur Facebook et Twitter. De fait, DLF 82 lui refuse le sien. 





C'est ainsi harnaché que Romain Lopez se présente aux élections législatives de 2017, qu'il perdra largement pour la raison suivante : 3200 électeurs frontistes de 2012 lui ont refusé leur bulletin. 

A la suite de cet échec victorieux, il est logiquement promu patron de la seconde circonscription du RN par son ami Thierry Viallon. Ces deux entendent mettre le RN82 en coupe réglée. Des voix d'élus ou de candidats locaux, habituellement discrets (et placardisés par le duo...) commencent à se faire entendre : "Nous n'accepterons pas plus les idées d'Alain Soral et de ceux qu'il soutient ou qui le soutiennent" écrit l'avocat Patrice Charles, élu de Moissac, en novembre 2017. Cette déclaration sonne la révolte de la majorité muette.

L'hémorragie commence : Sandrine Perez, suppléante de Thierry Viallon, quitte le navire FN, accompagnée de Franck Buhler, responsable de la com. Tous deux rejoignent DLF 82.

Les deux comparses de la direction, salariés du RN, ont tout à perdre d'une levée de boucliers générale contre leurs discours et méthodes : ils durcissent encore la rétorsion et multiplient les vexations, notamment à l'encontre de leurs propres élus. 

Suffoquant sous le diktat de Romain Lopez (élu nulle part, employé du groupe RN à la Région) et de Thierry Viallon, Marie-Dominique Bagur et Patrice Charles finissent par livrer leur sentiment à la presse, à l'occasion d'une nouvelle frasque de Lopez, lequel a injurié (une seconde nature) un parent d'élève handicapé du lycée de Moissac. Scandalisés, les deux militants prennent la défense de la victime, condamnant les "tweets nauséabonds" de l'exalté Lopez (Dépêche du Midi). 


Tract vs Lopez

Aujourd'hui, comme une délivrance, ils sont passés sous bannière DLF, rejoignant Sandrine Perez et Franck Buhler ; et il y en aura d'autres... 

(Voir articles Valeurs actuelles, France 3 MP, La Dépêche, L'Opinion, Le Figaro) 

En deux ans donc, Lopez, activement épaulé par Thierry Viallon, a donc réussi à vider le Rassemblement National 82 de ses élus (50% !), candidats et responsables (et de ses adhérents ajoutent certains...) et de perdre des électeurs par camions entiers, tout en repeignant la façade départementale en vert-de-gris, comme au bon vieux temps de Jean-Marie ! 

Gageons que le Front, un parti qui semble avoir pour objectif de perdre débats, honneur, élections et militants, en fera son futur fer de lance...

jeudi 14 juin 2018

#FN82 : RASSEMBLEMENT NATIONAL MAIS BASTON DÉPARTEMENTALE (2)

Nous le disions dans la partie 1 de notre billet, une fronde d'envergure est en cours au FN82 (aujourd'hui Rassemblement national), menée par Patrice Charles, avocat et élu municipal de Moissac, et nous ne serions guère surpris d'apprendre, dans quelques jours ou semaines, l'annonce officielle du divorce.

Le FN82 vient en effet de se scinder en deux factions rivales. D'un côté, M. Charles, Mme Bagur (conseillère régionale), M. Buhler appuyés par Mme Perez. Ce bureau politique bis presque au complet s'était donné rendez-vous chez l'écrivain très engagé Renaud Camus (Le Grand Remplacement), à la Conférence de Plieux (Gers), y retrouvant Emmanuel Crenne, secrétaire départemental FN du Lot ainsi que la responsable départementale 82 de Debout la France. 




De l'autre côté, Romain Lopez et Thierry Viallon, cumulant les fonctions de responsables départementaux, chargés de communication, grands candidats, porte-paroles, chefs de la Jeunesse frontiste (sic) et permanents du FN. 

On se rend coup pour coup dans la grande famille du Front tarn-et-garonnais. Certains font plus mal que d'autres. Mme Perez -suppléante de Thierry Viallon- vient de passer chez Dupont-Aignant avec armes et bagages. Franck Buhler, ex-responsable de la communication du FN82, l'a rejointe, avec le grade de délégué de circonscription de Debout la France 82. Un désaveu d'envergure pachydermique pour les deux comparses de la direction départementale qui n'ont de cesse d'appeler à l'union des droites tandis qu'ils provoquent la fuite de leurs militants les plus zélés...

Ces frasques du RN82 (premier parti du département selon ses patrons), qui offre désormais l'image désastreuse d'une fédération où l'on s'insulte, où les apparatchiks relèguent les élus au fond à gauche du décor, où l'on coupe les photos en deux, et dont les responsables bafoués demandent asile aux partis voisins, font bien sur le régal de ses adversaires, qui n'en demandaient pas tant à l'approche des municipales... 

Mais elles pourraient également attirer l'attention des hautes sphères parisiennes du Rassemblement National. A suivre donc.

mardi 5 juin 2018

FN82 : RASSEMBLEMENT NATIONAL MAIS BASTON DEPARTEMENTALE (1)


Le FN82, aujourd'hui RN82, ne parvient plus à dissimuler les intenses divisions qui le minent et ne tarderont pas à le faire exploser. Ainsi le bureau politique départemental s'est-il vu amputer récemment de plusieurs de ses membres (et non des moindres), par éviction brutale ou départ volontaire vers d'autres cieux (ex : la suppléante 2017 de Thierry Viallon passée récemment chez DLF).

Le noeud du problème ? Romain Lopez, qui ne dispose d'aucun mandat (ni électif, ni au sein du Front) et d'une image publique détériorée, a été bombardé par son ami Thierry Viallon responsable de la seconde circonscription et chef de la communication, dans l'objectif d'interdire toute autre ambition et expression que... les leurs. 

Capture écran - Détail d'une photo publiée sur Facebook FN82


Ceux qui ont fait les frais de ce "bureau de douane" sont bien entendu les élus locaux du FN82. Si Marie-Claude Dulac, conseillère municipale de Moissac, semble s'être sagement rangée du côté du duo dominant, Patrice Charles, avocat élu municipal de Moissac, a pris la tête de la rébellion, suivi avec discrétion mais conviction par Marie-Dominique Bagur (MDB), conseillère régionale et municipale de Montauban.

Le bras de fer a débuté avec la candidature de Patrice Charles au conseil national du FN. Le moissagais n'a pas hésité à condamner, pendant la campagne interne, les disciples d'Alain Soral, ciblant directement Romain Lopez (voir notre billet). 

La sanction n'a pas tardé, discrète mais efficace : la mise au ban par le tandem directorial. Et les férus de gastronomie politique ne l'ignorent pas, les plans de table sont à cet égard de puissants révélateurs... Aussi lors de la venue de Bruno Gollnisch, député européen du Front, le 27 avril, Patrice Charles et MDB, élus, ont été déportés loin de la table d'honneur, où siégeaient Mme Dulac et bien sur Thierry Viallon, entouré de ses courtisans les plus empressés, bien qu'inconnus de l'électeur local FN. 




(Pour l'anecdote, notez que le service propagande communication du FN82 (soit Romain Lopez) revendiquait dans la presse 80 participants à ce diner-débat, ce qui est formellement attesté par ce cliché montrant une... trentaine de convives...)




Revenons à nos moutons, le 8 mai 2018 à Moissac. Les deux élus locaux immortalisent leur présence aux cérémonies, rien que de très banal. Une photo publiée par Patrice Charles sur son compte Twitter :


Marie-Claude Dulac et Patrice Charles, conseillers municipaux de Moissac

Sauf que la photo originale ressemblait plutôt à ça : 




La Dépêche du Midi avait d'ailleurs remarqué ce "découpage", rapporté dans ses "indiscrétions".  

Depuis, cette guerre des tables et des images est allée crescendo, jusqu'à toucher un point culminant le week-end dernier à Plieux (Gers) mais, désireux de ne pas lasser nos lecteurs, nous en ferons le sujet d'un prochain billet... 


jeudi 24 mai 2018

FN82 : THIERRY VIALLON LE SEIGNEUR DES ANONS


Après des années de langueur monotone, Thierry Viallon a enfin recouvré son sens de l'amalgame et remis la main sur ses formulaires de suspension ! Dans un tweet dévastateur, il dénonce Franck Buhler, qualifié de "Gollum" (une créature rampante et à sale trogne du Seigneur des Anneaux), comme l'auteur "masqué" de propos explosifs à l'encontre de Romain Lopez, ce que le mis en cause dément (voir plus bas).  




Qu'importe, Thierry Viallon a été le maître du Gollum pendant des années, qui se jetait au nom du FN82 et les quenottes affûtées sur tous les adversaires politiques (ou simples contradicteurs) de la fédération départementale (dont il était jusqu'à une date très récente membre éminent du Bureau - voir photo) avec la discrète bénédiction de son patron. 


Bureau du FN avec F. Buhler

                         
C'est ainsi qu'entre autres prouesses flamboyantes, le susdit Buhler, dans l'exercice plein et entier de ses fonctions, avait exigé la fermeture de notre site Politic Circus sous peine de... destruction. Ce "communiqué" ahurissant, reproduit par la Dépêche du Midi, n'a jamais été récusé ni démenti par le FN82 de M. Viallon et pour cause : le Gollum y exprimait à l'époque la volonté du parti local, amoureux transi de la liberté de parole -sauf de celle d'autrui...







Mais ce que nous apprend surtout le tweet de Thierry Viallon, c'est que son amalgamomètre est à sensibilité très variable : les "amalgames" de Romain Lopez concernant les Juifs semblent beaucoup moins amalgamants que ceux attribués à Franck Buhler. Il faut donc conclure qu'abonder les propos de l'antisémite Alain Soral et obtenir son soutien lors des élections législatives 2017 n'est pas de nature à froisser les valeurs ou la morale à fleur de peau de M. Viallon...







vendredi 27 avril 2018

FN82 : LES LOPEZERIES DU MOIS (avril 2018)


Afin de démontrer urbi et orbi que tout va pour le mieux entre les deux co-patrons du FN82, Romain Lopez et Thierry Viallon se sont précipités main dans la main à Radio Asso 82, quelques jours après une indiscrétion de la Dépêche du Midi relatant une violente dispute lors d'une réunion du bureau politique. Selon eux, la Dépêche du Midi a inventé cet épisode de toutes pièces pour nuire à la réputation du FN82 (sic). La preuve que cette rixe verbale n'a pas eu lieu en avril 2018 ? Mais Lopez et Viallon sont formels : ils se sont rendus ensemble au congrès de Lille ! en mars !  



LES SOURCES DU MAL 

Comme toujours, le discours de Lopez est constellé de contradictions aussi discrètes que des buildings staliniens. Après s'être plaint amèrement de ce journalisme indigne et "sans aucune source", Romain Lopez explique à l'animateur la raison principale (selon lui) de sa défaite à l'élection législative, en commençant par ces mots : "Je vous tairai mes sources "...


SCOOP : DEBOUT LA FRANCE NE VOTE PAS PRG

Selon Romain Lopez, la victoire de Sylvia Pinel n'a d'ailleurs tenu qu'à un fil puisque Jean-Michel Baylet, malgré son "artillerie lourde" et de mystérieuses "subventions" reçues par "certains maires" entre "les deux tours de la législative" (resic), n'a pas réussi à dresser contre lui un "front républicain". Et de jeter : "Debout la France n'a pas appelé à voter Mme Pinel !". Avouant ainsi (à l'insu de lui-même) qu'il n'a pas obtenu le soutien des amis de Dupont-Aignant. Evidemment, si Lopez, ardent propagandiste de l'union des droites, avait dit : "Debout la France, allié enthousiaste et officiel du FN, n'a pas appelé à voter pour moi, candidat du FN parce que j'ai une réputation sulfureuse", cela aurait eu une autre gueule ! Une gueule un peu cassée certes mais la gueule de la vérité assurément... 


CONGRES FN : UNE DEFAITE HONORABLE DE PLUS... 

Après avoir clamé partout que le FN était le premier parti du Tarn-et-Garonne et avait réalisé les meilleurs résultats de la région, voilà que M. Lopez, foudroyé par la modestie, nous murmure à l'oreille que, s'il n'a pas été élu au Conseil national du Front, c'est parce que le département est une "petite" fédération et que les militants ont privilégié les "grosses", ainsi que les "vedettes" du parti. On découvre pourtant parmi les 120 nouveaux conseillers d'illustres inconnus élus dans des contrées improbables. Et eux n'ont jamais eu l'insigne honneur de faire chauffer la carte bleue de Marion Maréchal-Le Pen (vidéo ici à 21:32) ni de voir débouler la star blonde au fond de leur campagne...

2020 : "UNE GARNISON D’ ÉLUS PATRIOTES"

Concernant le futur électoral, Lopez sonne la charge : "Nous aurons des élus en 2020 qui constitueront la garnison d'élus patriotes". Diantre, une garnison d'élus ! Que voilà une perspective rafraîchissante, bucolique mariage de l'isoloir et de la botte cloutée. Parmi les villes où M. Lopez compte édifier ses casernements représentatifs, Beaumont-de-Lomagne est la cible prioritaire : "Nous envisageons une alternative FN à Beaumont-de-Lomagne". Par bombardement électoral ou siège du bourg ? 

OUVERTURE A DROITE 

Entendre Romain Lopez et Thierry Viallon, tous deux employés du Front et de fait intraitables douaniers du parti gagne-pain (ils viennent de suspendre un énième transfuge de la droite LR non sans avoir largement usé de ses "services") appeler à l'ouverture du FN, c'est à peu près aussi convaincant qu'une lionne implorant d'allaiter un bébé gazelle.

CHASSEZ LE NATUREL

Enfin, Romain Lopez, qui ne parvient pas à dompter ses démons, tire le bouquet final : en expert, il inflige une leçon cinglante aux étudiants "bloqueurs" de Toulouse, auteurs -selon lui- de tags antisémites et pro-palestiniens : "des choses qui n'ont rien à voir avec la vie des universités". Un tag antisémite, ça peut s'entendre mais faut pas le mettre n'importe où, les gars ! Faut pas saloper les murs ! C'est sérieux, m'enfin ! 

Eh oui.

vendredi 23 mars 2018

FN82 : PLUS TU PERDS, PLUS TU ES CHEF !


L'ancrage national du FN82 cruellement démenti par le vote des militants lors du Congrés 2018 (aucun élu au Conseil national FN pour le Tarn-et-Garonne !), cette fédération prétend se concentrer sur l'ancrage local... en liquidant de son organigramme les rares élus locaux FN. Il suffit de jeter un coup d'oeil à la mouture 2018 pour constater que Patrice Charles (Moissac) et Valérie Rabassa (Montech) ont disparu de la photo officielle, laissant place à des militants sans mandats ni notoriété mais récipiendaires pour le coup de titres ronflants, communément appelés médailles en chocolat...






Dans la nouvelle organisation, seul le chef Viallon (employé du FN habitant le Tarn) dispose de mandats électifs. Les trois autres, dont le sous-chef Lopez (employé du FN), ne sont élus nulle part. Et tous sont royalement ignorés des instances nationales du Front ainsi que des militants de la base, comme nous venons de le voir...

L'amélioration de l'ancrage local en Tarn-et-Garonne sera conduite par un élu habitant le département voisin et un permanent du FN sans mandat travaillant à Toulouse. Un postulat tout à fait crédible donc. Surtout que les deux seront assistés dans cette lourde tache par MM. Poma et Wybierala. Aux dernières élections locales (départementales 2015), M. Poma (enthousiaste sous-sous-chef) a réalisé le plus mauvais score FN du département (sur 15 cantons) ! M. Wybierala, lui, peut revendiquer comme fait d'armes d'avoir été photographié aux côtés de Romain Lopez... Quant à ce dernier, il a tout bonnement permis à Mathieu Albugues (LR) d'être le conseiller départemental le mieux élu du Tarn-et-Garonne !  Au FN, plus tu perds, plus tu es chef ! 

Si Thierry Viallon avait voulu améliorer l'ancrage local du FN, il se serait appuyé sans réserves sur les élus locaux vraiment implantés (tels Rabassa et Charles), au risque  bien sur d'adouber de potentiels rivaux. Mais comme sa principale ambition est de conserver intact son leadership et sa position sociale, il a promu Romain Lopez, qui doit lui-même défendre ce qu'il a de plus cher : son gagne-pain frontiste (assistant du groupe FN Occitanie), assorti de "responsabilités" aussi artificielles que grandiloquentes. Autrement dit, Lopez est le meilleur bouclier de Viallon contre les élus FN localement implantés...  

La refondation du FN en Tarn-et-Garonne a donc tout d'une purge, laissant aux manettes les professionnels de la politique (entendez : ceux qui vivent du FN) qui ont tout à perdre à promouvoir des transfuges de droite élus et expérimentés. Mieux vaut, les lendemains d'élections, se féliciter d'une nouvelle défaite glorieuse que de la victoire d'un intrus ambitieux...  

Une purge en forme de règlement de comptes : Patrice Charles, épaulé par Franck Buhler, avait récemment dénoncé sur sa page Facebook les tenants des "idées d'Alain Soral", visant évidemment Lopez qui avait bénéficié pendant la campagne législative 2017 du soutien officiel du gourou antisémite. Aujourd'hui, Patrice Charles a (visiblement) disparu de l'organisation départementale et les fonctions de Franck Buhler (communication) ont été confiées par Viallon à... Lopez ! Et la petite boucle est bouclée. 





Comme le disait notre excellent confrère bloggeur Damaggio (La Vie de la Brochure) dans un article très pertinent, le FN préfère toujours ceux qui lui doivent leur pitance : un critère de servilité et d'obéissance. Mais aussi, force est de le constater, d'éternel plafond de verre. 






vendredi 2 mars 2018

FN82 : LES LOPEZERIES DU MOIS


Les adhérents du FN sont appelés à élire leur président(e) ainsi que les membres du Comité central du parti. Le dépouillement aura lieu le 9 mars et les résultats seront annoncés lors du congrès national du FN, le 11 mars. 

Dans notre département, trois candidats : Romain Lopez, Patrice Charles et Thierry Viallon. L'occasion d'une lutte fratricide en sous-sol dont le FN82, s'il n'a pas l'exclusivité, a le secret. 

Des trois, le seul à n'avoir aucun mandat, c'est l'ex-protégé de Marion Le Pen, Romain Lopez, que certains de ses camarades surnomment affectueusement Adolfo Ramirez, du nom d'un des (anti) héros du film Papy fait de la résistance (incarné par Gérard Jugnot). Autant dire qu'un échec à ces élections internes signifierait pour lui un effacement quasi-définitif de la scène FN départementale.



Inversement, Patrice Charles, conseiller municipal de Moissac, proche de Jean Messiha, voit midi à sa porte : une place au Comité central ferait incontestablement de lui le patron de la deuxième circonscription.  

Le retour américain de la belle blonde tombe donc à point nommé pour Lopez, qui en fait des tonnes sur les réseaux, histoire de rappeler sa proximité avec la nièce Le Pen. Ainsi, que son ancienne patronne soit l'invitée des conservateurs américains, c'est pour lui le signe non seulement d'un come-back hexagonal imminent mais aussi d'un adoubement idéologique par la droite US. 

Or, quoiqu'on en pense par ailleurs, personne ne peut nier que Trump est adepte du capitalisme, ardent défenseur d'Israël et contempteur de la République islamique d'Iran. Aux antipodes donc des conceptions soraliennes de Lopez, pourfendeur du capitalisme, appelant à la ruine d'Israël et adorateur transi de l'Iran...

Mieux, on ne compte plus les bombardements anti-USA de Lopez sur Twitter, dénonçant à tour de bras le "globalisme", "l'impérialisme", "l'atlantisme", "le néo-conservatisme", citant avec admiration le socialiste Roland Dumas : "Aujourd'hui ce sont les USA et Israël qui décident pour nous".

Le seul atout dans la manche du judéophobe Lopez, c'est d'avoir travaillé pour Marion Le Pen. Un atout passablement flétri depuis la retraite politique de MMLP. Aussi le moindre soupçon d'embryon de début de retour de la Nièce est surexploité, même à contresens, par Lopez. 

Au titre des vantardises locales, on notera également que le sieur Lopez s'attribue la paternité de la fronde au sein de la municipalité beaumontoise. Ce qui fera bien rire les Beaumontois mais beaucoup moins les responsables LR de l'association La Vie des Beaumontois qui combattent pied à pied et depuis des années, souvent aux limites du harcèlement, le maire PRG Deprince. Mais c'est sans doute ce que Lopez appelle l'union des droites. Et peut-être ne faut-il pas chercher ailleurs qu'à Beaumont (Castelsarrasin ?) la nouvelle cible électorale de Lopez... 






mardi 28 novembre 2017

ELECTIONS AU COMITE CENTRAL DU FN : PATRICE CHARLES CONTRE ROMAIN LOPEZ

Le FN a manqué le dernier métro. Après l'échec de Marine Le Pen aux présidentielles, les très médiocres résultats aux législatives (8 députés dont le couple MLP/Louis Aliot), les départs de Marion Maréchal et de Florian Philippot, les ennuis judiciaires et financiers du Front, place donc à la "refondation". 

Les adhérents du parti éliront très bientôt leurs représentants au nouveau Comité central. Mais d'ores et déjà les candidatures sont closes. Dans notre département, ce sont deux frontistes habitant la même ville, Moissac, qui se feront face.

D'un côté, l'expérimenté Patrice Charles, avocat du FN, conseiller municipal de Moissac, venant de la droite classique et proche de l'étoile montante du Front, l'économiste Jean Messiha. 




De l'autre, le saumâtre Romain Lopez, zéro mandat, ex-assistant de Marion MLP, employé du FN, issu de la mouvance Dieudonné et prêt à toutes les frasques pour ne pas sombrer dans l'obscurité médiatique. Ni abandonner un pouce de terrain à son aîné.




De ces deux écoles, l'une est en parfaite conformité avec la nouvelle ligne du couple Le Pen (respectabilité, notabilité, compatibilité avec la droite traditionnelle, compétences, implantation locale) et l'autre en totale contravention avec cette doctrine (soutien actif d'organisations complotistes et antisémites, activisme anti-Israël, propos virulents et brutaux dénoncés par la presse, sexisme, etc.), bref une écume de nature à éloigner l'électeur standard de droite du bulletin FN. 

D'ailleurs, préventivement, Patrice Charles se charge lui-même d'exécuter Romain Lopez et ses glauques amitiés. Sur son compte Facebook, l'avocat n'hésite pas à répondre -le 24 novembre- à une militante frontiste déçue : "Nous n'accepterons pas plus les idées d'Alain Soral et de ceux qu'il soutient ou qui le soutiennent". Suivez le regard de M. Charles et vous tombez sur : 




Souvenons-nous que, malgré un accord national et une (très) pesante insistance de l’intéressé, Debout La France 82 a refusé son soutien au candidat-député Romain Lopez. Pire, en présentant une candidate, DLF82 a privé le FN82 de presque 700 voix dans la première circonscription. Si l'on ajoute à ce bilan la perte par Lopez en 2017 de milliers de voix FN de 2012, il n'est pas bien sorcier de prédire le nom du favori tarn-et-garonnais à cette élection interne... 

Mais ce sont les adhérents qui votent. Et pas seulement la famille Le Pen. Ce qui est certain, c'est qu'un (nouvel) échec précipiterait Romain Lopez, dépourvu tout autant de rasoir que de mandat électif, dans un no man's land dont il aurait le plus grand mal à s'extraire... 

PS : passons sur la candidature du tarnais (81) Thierry Viallon, chef du FN de Tarn-et-Garonne (82) qui reconnait ainsi ne pas résider dans le département qui l'a élu à l'assemblée régionale...

Liste définitive des candidats au Comité central du FN

dimanche 22 octobre 2017

JULIEN SANCHEZ, LE CHEF FN QUI N'A RIEN VU, NI RIEN ENTENDU


Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Gard), est également le patron du groupe FN au Conseil régional d'Occitanie. Comme un grand nombre de dirigeants frontistes (mais pas tous, voir plus bas), il possède la particularité d'être sourd et aveugle aux faits et propos les plus frappants. 

La semaine dernière, de passage en Tarn-et-Garonne, il posait joyeusement avec le militant soralien Romain Lopez, l'un des candidats les plus saumâtres de son parti, dont Michel Thooris (membre du Comité central du Front et ancien conseiller de Marine Le Pen) écrivait il y a peu qu'il mène "contre les juifs une stratégie de soutien à l'islam, y compris parfois radical", ajoutant que Lopez "déverse depuis des années sa haine des Juifs sur les réseaux sociaux". Cette terrible sentence (venue de l'intérieur) est assise sur des déclarations et des tweets relayés par de nombreux médias.

Au mois d’août dernier, Romain Lopez a été recruté comme assistant par le groupe FN  Occitanie... présidé par Julien Sanchez.









Aujourd'hui, le même Sanchez ne voit pas plus d'inconvénient à se faire tirer le portrait, tout sourire, avec une élue FN du Tarn qui a défrayé la chronique (en septembre, il y a un mois...) pour avoir fourni un portable (et selon Valeurs Actuelles et France 3, du cannabis - ce qu'elle nie) à son ex-compagnon détenu à la maison d'arrêt de Rodez.

Le FN 81 a "appelé son élue à démissionner". A l'évidence,  le boss Sanchez a tranché. Et c'est en sens inverse de ses propres troupes et, disons-le, d'une certaine conception de l'honneur...

  








mercredi 5 juillet 2017

MÉCHANT MIROIR !

Il n'est pas rare qu'un animal domestique, chien ou chat, passant devant un miroir, sursaute à son reflet puis montre les dents à l'intrus qui ose violer son territoire. C'est que cette créature du bon Dieu n'a pas vraiment conscience de son incarnation. 


Figurez-vous qu'un ex-candidat du FN vit régulièrement une expérience de ce genre.

Apercevant dans l'hémicycle un député sans cravate, il hurle immédiatement au scandale et à l'irrespect de la fonction. Mais n'était-ce pas lui, alors candidat à cette même Assemblée, qui se faisait photographier le 8 mai 2017 (voir notre article) devant le monument aux morts de Moissac, chemise béante, barbe de 5 jours, en jeans ? 



Et n'est-ce pas lui que l'on trouve se gaussant bruyamment de l'orthographe de certains internautes ? Lui qui écrit "débrayé" pour "débraillé" (ci-dessus) ? Et, comble, "illettré" avec un seul "t" ?




Méchant miroir ! 

mercredi 21 juin 2017

LÉGISLATIVES 82 - Circo 2 : LES CHIFFRES DE LA DÉFAITE DU FN



Le constat est simple : bien que le PRG glisse depuis des années sur un toboggan à forte pente, le FN n'a pas pu prendre l'avantage dans la seconde circonscription alors que ses derniers résultats, aux départementales et aux régionales, démontrait une puissante et inexorable poussée. 

L'explication de la défaite se trouve dans le trait bleu : le FN 2017 a également perdu des milliers d'électeurs par rapport à 2012. 3187 précisément. 

Quel phénomène a pu pousser autant d'électeurs acquis à la cause frontiste à rester chez eux ce dimanche, dans une circonscription considérée par les observateurs (et Lopez lui-même) comme gagnée d'avance ? C'est la seule et bonne question. 

Lopez se garde évidemment d'y répondre. Il salue sa performance (laquelle ?) et se félicite d'avoir su attirer les électeurs de droite au second tour (lesquels ?). 

Comme toujours avec Lopez, il s'agit de dresser un écran de la fumée la plus épaisse entre la défaite et sa personne : on notera dans ses commentaires que le "je" est devenu "nous", l'échec une performance, la droite son électorat...

Pourtant, Romain Lopez clamait partout que la "petite frappe" Baylet était finie, que Pinel, sa "potiche", rentrerait à la maison en juin 2017. A la manière de ces boxeurs qui prédisent l'enfer à leur adversaire pendant des mois puis, une fois sur le ring, s'écroulent, KO et surtout ridicules, au début du second round. Comment Lopez a-t-il pu se faire battre par cette équipe de bras cassés dont, selon, lui, plus personne ne voulait entendre parler dans la contrée ? 

A Moissac, qu'il se vante d'avoir transformé en citadelle du FN, ce sont pas moins de 358 électeurs de Mme Dulac (2012) qui sont allés taquiner le gardon au lieu de glisser un bulletin FN. Voilà la vérité. 



A Beaumont, à Montech, presque partout, le FN de Lopez a perdu en route des voix gagnées par Mme Dulac. C'est la raison de la défaite. Nous verrons donc dans un prochain article pourquoi des milliers d'électeurs du Front n'ont pas voté pour lui, malgré la "bienveillance" tactique de certains médias à son égard et le mutisme irrationnel de son principal adversaire (pour l'accession à la finale), Mathieu Albugues.  

vendredi 16 juin 2017

"L'UNION A DROITE" DE ROMAIN LOPEZ (FN) ENGLOBE LA CGT ET MELENCHON !

Après s'être adonné à une lascive danse du ventre devant Mélenchon et ses affidés (voir ci-dessous), Romain Lopez (FN) vient de se décréter "candidat de l'union à droite". Deux jours de campagne supplémentaires et il finissait chez Macron !